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[Histoire] ~ Home Sweet Home ~ [Corrigée]

Dim 13 Déc 2015, 14:14
         
HRP:
Aloah la popolazione !

Ceci est et sera le sujet recueil des retours de Nina chez Dirk. :3
J'ai une idée de ce à quoi ça servira à long terme, mais c'est assez vague donc on verra bien ! ~


HSH 1 : Le portrait


J'avais mal joué mon rôle de fille adoptive, n'étant pas allée voir Dirk depuis un long moment après mon intégration à Aeternitas. En effet, ma première mission était terminée depuis quelques jours et je n'étais toujours pas retournée le voir. Je me demandais s'il s'inquiétait que je mette tant de temps...
Ainsi, je pris la décision de partir de la guilde à l'instant pour me rendre à Rinnovo. Je n'avais rien à faire et, à vrai dire, je n'avais pas envie de commencer une quelconque activité. Alors, je me dirigeai vers la Salle des dimensions mais m'arrêtai avant d'arriver au portail.




« C'est vrai qu'il faut justifier... »

Je soupirai et me rendis à la bibliothèque centrale, au troisième étage de la Haute-Tour, pour dénicher une plume et une feuille vierge afin de rédiger une lettre expliquant les raisons de mon départ. Je ne consumai pas plus de temps à la tâche. Pliant simplement la feuille en quatre, je rejoignis la porte du bureau du Maître, une poignée d'étages plus haut. Comme il n'était pas là actuellement, je me contentai de déposer ma missive dans la petite boîte aux lettres devant la porte, puis retournai à mon point de départ.


Je prévins tout de même Sirius, par acquis de conscience, et lui indiquai les coordonnées de ma maison à Rinnovo. La traversée se fit comme à l'accoutumée – quoique mieux, comme je n'étais pas à jeun ce coup-ci – et je me retrouvai à quelques mètres de la maison.
J'avalai ma salive, un peu anxieuse de revoir mon père après tout ce temps. Et puis, j'étais différente alors je me demandais s'il remarquerait que j'étais devenue un peu plus forte... Effaçant ces éclats de doute de mon esprit, je frappai à la porte de la boutique et entrai, poussant bien la porte pour que la cloche sonne. Il n'y avait personne au comptoir mais je n'avais pas vu de fumée en arrivant. Habituellement, à cette heure-ci, Dirk faisait une pause, donc j'imaginais qu'il était à l'étage – qui constituait la maison à proprement parler.


Le son d'un « J'arrive, j'arrive ! » prononcé par une voix rauque et mal articulée me coupa dans mes pensées. Revoyant Dirk pour la première fois depuis plus d'un mois, je ne retins un grand sourire et, même, me précipitai vers lui pour le serrer dans mes bras, sans même lui laisser le temps de se rendre bien compte de la situation. Il ne mit pas longtemps malgré tout à comprendre que ce n'était pas une inconnue qui avait filé sur lui comme une comète !

« Eh bé, Nina ! Ça f'sait un bail ma fille ! 
Oui ! m'exclamai-je en me décollant de lui. Je m'en veux de ne pas être venue te voir plus tôt... J'espère que je ne t'ai pas inquiété...
— Boudi, t'en fais pas ! Je t'avoue que j'me suis pas mal posé de questions mais ne t'en veux pas pour ça ; tu vas bien et tu dégages une aura que j'aime beaucoup, et j'imagine que t'as plein de choses à me raconter. Donc monte, je vais te faire un thé : il en reste encore de ton préféré ! »



~

Nous étions allés à l'étage, dans le salon, et j'attendais patiemment mon thé sur le matelas usé d'un canapé... qui était la seule chose qui ne m'avait vraiment pas manqué. J'aurais pu prendre un fauteuil à la place mais... leur état s'était dégradé étonnamment vite.
Du coup, je n'avais rien d'autre à faire en patientant que détailler la salle à vivre à l'affût des détails différents. Mais en passant mon regard sur la petite étagère au-dessus de la cheminée, je m'immobilisai. Dirk avait affiché un portrait entre temps. Un second portrait, le mien.

Portrait de Nina:

Ça me touchait, mais à vrai dire, là où mon cœur sembla se pétrifier l'espace d'un instant fut lorsque mon regard glissa sur la droite. Ici, il y avait un portrait qui n'y était pas non plus avant. Il était dans des teintes sépia donc on voyait que l'appareil photo lacryma n'avait pas été des plus récents.

Portrait sépia:

Alors que j'entamais un mouvement pour me lever le prendre dans mes mains, Dirk arriva avec un plateau sur lequel se trouvaient deux tasses et quelques biscuits bon marché. Je restai donc en place et acceptai la tasse de Darjeeling qu'il me tendit, posant le reste des gâteaux sur la table basse. Il était tout sourire et en affichait un qui m'était très communicatif. Je pensai que je n'allais pas rompre cette émotion avec un sujet sensible.

Ainsi, nous commençâmes à discuter de notre vie durant un mois et quelques. Je parlais des gens, décrivais les lieux, racontais mes quelques entraînements qui n'avançaient pas beaucoup… Ses réactions et les paroles qui allaient avec montraient qu'il était fier de moi et ça me rendait vraiment contente. Il riait quand je lui racontais mes lamentables gaffes et disait que c'était bien moi, ça... Mais enfin.

~

Le soir arriva très vite, trop vite même. J'avais laissé Dirk une heure plus tôt dans une dernière étreinte, lui promettant de revenir avant un mois cette fois, et de lui écrire si c'était impossible. Après avoir quitté la maison j'étais allée dire bonjour à Madame Griotte, la fleuriste voisine chez qui j'allais souvent, et à deux ou trois autres personnes qui me connaissaient un peu mieux que le commun des habitants.
Ainsi, j'étais là sur l'avenue Santa Luce, il faisait à peine nuit. Je n'avais pas fait grand chose de la journée, quand bien même j'avais passé un bon moment. Cependant, j'étais frustrée... Voire énervée... Oui, énervée, sans trop savoir pourquoi.
Enfin si, je devais être honnête. Voir ce portrait avait éveillé en moi de la colère et de la tristesse. Je coupai court à mon pas et tournai la tête à droite : je venais de m'arrêter devant la ruelle depuis laquelle j'avais assisté à la tuerie des soldats stellans par Mugetsu. En y repensant, j'étais exactement à l'endroit où on s'est percutés. Alors en repensant aux Stellans, je sentis la moutarde me monter au nez. Par un cheminement de pensées, je songeai à Élianore, ma sœur. Et à ce portrait.

Cette colère me rappela pourquoi j'avais décidé d'intégrer Aeternitas des semaines plus tôt. Si je continuais à flâner ainsi sans m'entraîner... Car non, enchaîner des missions de bas niveau comme ma première n'allait pas m'aider à atteindre mon objectif, certainement pas.
Je devais redoubler d'efforts et en repensant une dernière fois à tout ça, sans que je ne cherche à le retenir, le bord de mon poing fermé s'abattit sur le réverbère à côté de moi. Enfin... il ne le toucha pas et s'arrêta avant malgré moi, une force l'empêchant d'aller plus loin. Et je n'avais pas une musculature assez puissante, de toute façon, pour le courber de manière à former un angle aigu. La lacryma à l'intérieur cessa de marcher, j'avais cassé le réverbère... Alors je m'enfuis, soupirant, sans retenir un juron avant que le policier qui passait par là ne m'attrape.




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Nina Andersen
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Mar 15 Déc 2015, 23:12
         
Mettons un joli A avant de corriger ! :D

Je ne peux pas mettre de lettre plus haute, tout simplement parce que c'est trop court pour être plus développé à l'heure actuelle : pas de combat ni d'entraînement, donc je ne peux pas mettre une très haute lettre à ceci (il me faudrait en trouver d'autres pour des textes plus complets).

Sinon, très belle écriture, continue comme ça !



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Jeu 07 Jan 2016, 20:03
         
Voici la correction :

- Tu gagnes 540 points de base

- Pas d'amputation de score due aux fautes.

- Le grade A te rapporte 150 Æthernanos.

- Le bonus de perfection sera appliqué à la fin.

- Rien à redire sur la cohérence : 50 points.

- Pas d'originalité pour cette fois : on est dans du classique de relation fille-père, forcément.

- Un bonus de rédaction : 80 points.

- Un bonus de syntaxe à 125 points. Quelques imperfections dans le placement des virgules, mais ça se laisse lire avec grand plaisir !

- Le texte étant basé sur des retrouvailles, c'est on ne peut plus normal qu'il n'y ait pas de bonus sur l'humour.

- Quant au bonus sur l'histoire : tu t'y tiens pour l'instant, 100 points d'encouragement.

TOTAL : 540 + 150 + 50 + 80 + 125 + 100 = 1 045 points, arrondis à 1 100 ! Mes félicitations : tu atteins le rang de Novice !



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Jeu 21 Juil 2016, 00:43
         

Home Sweet Home 2



Et Dirk ?

Après mon réveil difficile, mes yeux encore piquants de fatigue (et pas simplement) ainsi que la rencontre plus ou moins fracassante avec les deux nouvelles recrues de la guilde, j’avais besoin d’air. Pas que les hectares d’espaces naturels de la guilde ne furent suffisants à m’apporter bien-être et tranquillité, mais c’était autre chose qu’il me fallait. Je souhaitais tirer un trait sur tout ce qui avait pu arriver les jours précédents et repartir du bon pied, sur un air nouveau. Un nouveau retour aux sources ne me ferait pas de mal : c’était à cela que je pensais en regagnant la Haute Tour depuis l’orée des jardins de l’Est. Je désirais retourner chez moi, enfin… mon autre chez-moi, chez Dirk, qui avait été si longtemps ma maison et que je ne pouvais pas considérer autrement. Je n’avais pas à passer dans ma chambre récupérer d’affaires car j’avais laissé certains effets là-bas. Si je venais à y passer la nuit, j’aurais sous la main tout ce dont je pourrais éprouver le besoin. En l’occurrence, rien de particulier.

Mes pas en direction du bureau du Maître, afin de prévenir de mon départ comme à l’accoutumée, laissaient derrière eux une traînée sonore, le clapotis de mes talons contre le sol pavé. J’espérais ne croiser aucun des deux nouveaux membres car je n’avais aucune envie d’entamer une discussion avec eux.
En guise de jeu du sort en ma faveur, la seule personne que je vins à croiser fut le Maître lui-même. Par chance, cela m’évitait de grimper tant d’étages pour prévenir, chose que Sirius pouvait très bien faire lui-même (mais l’administration n’était-elle pas un fléau auquel nul ne pouvait réchapper ?). Je le saluai en souriant, un peu gênée car c’était la première fois que je le croisais depuis l’autre soir et qu’il m’avait vue dans mon plus piteux état, puis lui fis savoir mon départ. Par la même occasion, je laissai entendre l’idée qu’installer un registre à la sortie de la guilde pouvait être de bon aloi. Je m’orientai donc vers la salle des dimensions pour me rendre à Rinnovo et traversai le portail : je ne ressentais plus aucun malaise à la sortie et c’était très bien comme cela.

J’avais fait en sorte d’atterrir non pas devant la porte de la forge directement mais à quelques pas d’une supérette, non loin. Le temps d’y aller je pus constater que l’atmosphère était morose, pesante… Je n’y prêtais guère attention mais il était indéniable que quelque chose avait changé. En entrant dans le magasin, je saluai une vendeuse au regard douteux et commençai à parcourir les rayons, dont le placement avait été modifié depuis que je n’étais pas venue. Néanmoins, au vu de la taille de l’endroit il me fut facile de dénicher la meilleure bière du magasin (selon la glotte de Dirk en tout cas, car c’était également la plus forte), qui était aussi la plus chère bien entendu, mais qu’importait. Après être passée au comptoir je repris ma route tranquillement.

À bon port, je frappai à la porte qui menait à la boutique et entrai sous le bruit de la clochette qui y était suspendue. Dirk était au comptoir et parlait véhément à un homme grand, très mince et entrant dans la fleur de l’âge (si je plaçais relativement haute la barre marquant le début de la « fleur de l’âge »). Il portait un costume noir ; son crâne était dégarni mais il cherchait à le camoufler en coiffant en arrière ses trop courts cheveux ébène, qu’il teignait très certainement puisque ses racines étaient plus claires. Cet homme était accompagné d’un autre, encore plus grand mais très différemment bâti, qui semblait être son garde du corps car il ne bougeait pas et ne parlait pas plus. Ce dernier fut le seul à sembler un tant soit peu remarquer mon arrivée car il tourna ses yeux sur moi tandis que Dirk et l’homme rongé par le temps qui passe poursuivaient avec acharnement leurs élocutions. Vexée, je toussotai d’abord, sans succès. Puis plus fort jusqu’à déclamer un puissant « HUM HUM ! » qui attira enfin à moi l’attention des deux personnages.

« Bonjour Dirk, souris-je. Je suis venue te voir mais apparemment je ne suis pas la seule.
— Oh, bonjour à toi Nina ! Non, ce wazzock est juste venu pour la énième fois foutre son vieux nez là où il risque de se le faire couper, voilà tout.
— Quelle grossièreté ces fichus Nains… Voyez-vous mademoiselle, je suis simplement venu parler affaires. Je me nomme Derreck Grant, homme d’affaire pour vous servir poliment, charmante demoiselle, roucoula-t-il.
— Voyez-vous cela. Je sais que mon père est un brillant forgeron mais votre choix est-il si difficile à faire que vous en venez à « poliment » hausser le ton sur lui ?
— Humpf… grommela-t-il bien qu’il tentât de le cacher. Vous me semblez tout de même capable d’aligner vos neurones mademoiselle. Peut-être ainsi pourrez-vous faire comprendre à votre entêté de… père que je peux, et moi seul ici, sauver sa forge. Bien à vous. »

Il garda la tête haute, me regardant de son perchoir, et fit bouger son garde du corps d’un geste sec de la main avant de sortir de la boutique avec un air hautain et colérique à la fois.

« Qui était cet homme ?
— Je te l’ai dit, un escroc qui me harcèle depuis des jours…
— Je vois. J’ai acheté ta bière préférée avant d’arriver, je propose que tu me racontes cela devant un verre…
— Oh canaille tu te ruines… »


Dirk m’expliqua l’identité de cet homme. C’était un homme d’affaires relativement arriviste mais néanmoins très riche qui était désireux d’acquérir à la fois sa forge et ses services. Il me fit savoir que les chiffres étaient au plus mal depuis un petit moment, faute de mages ou de guerriers s’arrêtant par Rinnovo. D’après lui, la bourgade était en train de mourir à petit feu et cela n’était pas arrangé par la présence soupçonnée d’agents stellans parmi la population (relayée par l’intermédiaire d’une presse spécialisée en géopolitique, malheureusement très sérieuse notamment sur le sujet de la guerre). Je ne pus m’empêcher de ressentir de la colère : ils n’avaient bien sûr aucun droit d’être ici s’ils agissaient pour le compte du tyran. Mais au-delà de ça ils dégageaient une puanteur qui se sentait jusque dans l’ambiance générale de la ville. J’avais compris que ma mauvaise impression et la tension présente en ville étaient dues à cela.

Le comble fut lorsqu’après une longue gorgée de bière il m’indiqua que Grant était venu le voir il y a environ une semaine pour lui proposer de devenir actionnaire majoritaire de sa forge. Dirk l’avait bien entendu envoyé paître et je savais pourquoi. Il tenait à sa forge. Même si elle lui imposait quelques… restrictions, s’il l’abandonnait, il serait difficile pour lui de s’implanter ailleurs. Il détestait les grandes villes et la concurrence. Mais le bougre n’avait pas arrêté de le harceler depuis, venant tous les jours pour tenter de l’influencer. Apparemment avait-il déjà racheté trois commerces à Rinnovo pour faire preuve à Dirk de sa richesse, mais bien sûr, pour mon père, c’était comme s’il avait collé sur son visage creux une barbe en poils factices pour se faire passer pour un Nain bien peigné. Il n’était rien d’autre qu’un escroc aux mauvais escients. En effet travaillait-il pour le compte de l’armée de Stella et serait chargé de s’implanter le plus discrètement possible çà et là en Fiore pour rameuter des talents susceptibles d’apporter des ressources à l’armée ou aux agents espions de passage. Et quoi de mieux pour cela que les artisans de villages perdus au fin fond des massifs…

« Mais comment pourrait-il racheter quoi que ce soit à Fiore sous une identité stellane ?
— Boudi ça… Le problème c’est que ce que je t’ai dit dans les dernières phrases n’est que ce que je pense de lui et de sa stratégie.
— Mais c’est parfaitement plausible. Tu es un grand forgeron, tu étais connu autrefois, tu me l’avais raconté il y a quelques temps déjà. Ils pourraient simplement vouloir de ton aide soumise et pas farouche pour se parer d’armes de qualité. C’est un homme d’affaire, il doit comprendre pourquoi il est difficile pour toi de tenir la boutique et tente de tirer sur cette corde pour te faire courber l’échine. Je sais que tu ne le feras pas… »

Il me répondit par la négative. La discussion changea après cela d’orientation et j’en devins le sujet. Je me mis donc à raconter à Dirk ce qui s’était passé dernièrement, non sans lassitude car j’avais pris la décision de ne plus y penser. Malgré cela, il fut au courant du sang sur mes mains et de la manière glauque dont il s’était retrouvé là. Il savait depuis le temps que je ne faisais pas partie d’une guilde où le meurtre était prohibé, il connaissait depuis ce même temps les conditions et ne m’en tint pas rigueur. Je m’en doutais mais je le remerciai quand même, souriant tendrement et le resservant en bière. Il tenait bien ! Je lui parlai ensuite des deux nouvelles recrues consécutives de la guilde.

« Hahaha, ça ne m'étonne pas de toi ça !
— Oui, bon... Ça va... Quand j'en aurai envie j'irai les voir...
— Tu ne penses pas que c'est une bonne occasion de te faire enfin (et il insista bien sur ce terme) des amis de ton âge, ou plutôt des amis tout court ?
— P-Papa ! Je n'en ai pas besoin...
— C'est pourquoi tu es allée chialer à t'en déshydrater dans les jupes de ton Maître pour avoir du réconfort, me nargua-t-il.
— Dirk !!! »

Mais il n'avait pas tout à fait tort... Je ne pouvais pas être seule... Je ne le voulais pas d'ailleurs. Mais je ne l'étais pas donc cela allait. Je pensai tout de même qu'il faudrait que j'échange quelques mots avec les recrues dont j'avais malencontreusement oublié le nom.
Toutefois, je n'en avais pas fini avec l'autre sac d'os bien costumé. Ce n'était pas un soldat mais quand même un Stellan travaillant pour le compte de l'armée. Je devais prouver que c'était bien le cas pour le mettre hors d'état de nuire. Je me rappelai de l'accueil qu'avait réservé le Maître aux soldats stellans le jour de mon intégration, puis me demandai si ce businessman méritait le même sort ou non, ou plutôt... s'il était de mon ressort de lui accorder.


Il était revenu le lendemain, toujours accompagné du même garde du corps. Je les voyais, tous les deux, insistant encore. Ce n’était que la seconde fois que je les rencontrais ainsi mais je pouvais garantir qu’une troisième n’aurait pas lieu. Si Dirk, pour un Nain, était terriblement patient, je me demandais comment il avait fait pour se retenir de leur asséner un grand coup de marteau bien senti. J’étais cachée derrière la porte menant à la maison, attendant leur départ qui ne tarda pas à arriver. Une fois qu’ils furent sortis j’attachai mes cheveux en chignon haut, mis mes lunettes de repos et sortis à mon tour, le tout aussi rapidement que possible pour ne pas les laisser prendre trop d’avance. J’adressai un clin d’œil à Dirk et m’élançai : je ne devais pas perdre leur trace. Pour l’instant, ce n’était pas le cas. Les larges épaules du garde du corps se repéraient facilement à vrai dire…
Après quelques minutes de marche je les vis pénétrer dans un hôtel, le plus cher de la bourgade (qui n’était déjà pas un palace). Un espace clos, parfait.

« Tant qu’aucun d’eux ne dispose du pouvoir du vent… » soupirai-je en regardant les petites baies vitrées des suites, qui se reconnaissaient car c’étaient tout de même les plus larges.

En réalité, je disais plus ça par rancœur et sarcasme que par véritable crainte. Je n’avais senti chez eux aucune réaction magique, aucun dégagement d’aethernanos. Donc à moins qu’ils sachent tout particulièrement bien masquer leur puissance magique, ils ne devaient pas en avoir ou le cas échéant être faibles. Dans tous les cas, ma dimension de stockage était prête à être ouverte.

Grande ouverte si cet homme menaçait le bien-être de Dirk au-delà de toute espérance.

J’entrai donc dans l’hôtel et me présentai à l’accueil. Je demandai à la réceptionniste le numéro de la chambre de M. Derreck Grant, prétendant avoir un rendez-vous commercial avec lui dans les minutes qui suivaient.

« La 608 madame. Veuillez signer le registre en votre nom je vous prie (elle me le tendit et je signai Naomi Hudson, premier nom qui me vint à l’esprit en si peu de temps, inspiré d’un de mes personnages de roman favoris). C’est rare de voir de grands entrepreneurs dans le coin vous savez…
— Oh oui, que trop bien. Mais j’ai eu la chance de pouvoir obtenir un rendez-vous avec l’un d’entre eux alors autant en profiter pour faire des affaires moi aussi, souris-je gaiement.
— Vous êtes dans les affaires ? me demanda-t-elle, curieuse.
— On peut dire ça. J’ai beaucoup à parler avec M. Grant au sujet d’un rachat, très complexe ce genre de choses vous savez. Cela instaure toujours des tensions monstrueuses. Mais on verra bien ! Merci beaucoup, souris-je en ponctuant d’un clin d’œil qui fit rougir la jeune réceptionniste.
— C-Ce n’est que mon travail, merci à vous… ! »

Une fois disparue dans le couloir, mon air simple, enjoué, quasiment niais disparut au profit de mon expression plus ou moins habituelle. Quoique j’avais pris cette fois-ci des traits fermes et décidés, décidés à mettre un terme à ces sottises. Quelle que soit l’issue que prendrait cette visite, aussitôt que je connaîtrais la vérité je saurai prendre la bonne décision.
Mon poing cogna la porte et j’entendis qu’on m’invitait à entrer. Alors je m’exécutai. L’homme ne sembla pas me reconnaître sur le coup mais il remit bien vite les traits de mon visage et la couleur de mes cheveux.

« Tiens donc, la fille du forgeron. Que me vaut l’honneur de votre visite ? Votre père a-t-il enfin pris la décision la plus sage ?
— Je viens sans lui en avoir parlé.
— Comment m’avez-vous trouvé en revanche ? demanda-t-il sceptique tandis qu’il empêchait son garde d’avancer vers moi d’un geste de la main.
— Un tant soit peu de matière grise mon bon monsieur. Il suffit de connaître la ville un minimum pour savoir qu’il s’agit là de l’hôtel bénéficiant du meilleur standing, approprié à un homme de votre trempe n’est-ce pas ? Je vous voyais très mal vous engouffrer dans un taudis, vous êtes… enfin, votre goût des bonnes choses se fait aisément ressentir.
— On voit que je n’ai pas affaire à n’importe qui… Bien, prenez place. »

Il m’invita à m’asseoir à la table de bois noble présente dans la chambre et me rejoint. En regardant les alentours je ne remarquai aucune lacryma-caméra. Nous commençâmes ainsi à discuter du rachat. Comme promis à cette charmante hôtesse d’accueil. Je faisais tout pour me faire passer pour une femme intéressée, ce n’était pas trop difficile. Disons que j’avais eu l’opportunité d’apprendre à bien gérer mon image aux yeux des gens dernièrement.


« Je considère simplement que le talent de votre père n’est pas exploité à son plein potentiel et de ce fait son entreprise court à sa perte avec les temps qui courent. Vous qui vivez dans cette ville ai-je cru comprendre, vous devez bien avoir constaté que plus le temps passe, plus elle est vide de clients potentiels à la forge de votre père. Je ne tiens qu’à exploiter les capacités de forgeron de ce cher Dirk qui a bien pu en faire l’étal dans le passé – mais sûrement étiez-vous trop jeune pour vous en rappeler.
— Très certainement trop jeune en effet.
— Mais je vois bien que vous êtes une personne intelligente, mademoiselle… hum… Je ne connais pas votre nom…
— Nina.
— ... Bien… Enchanté, Nina. Je disais donc qu’en rachetant cette forge, le potentiel de Dirk serait exploité à son maximum dans un but bien concret ! Aucune perte, stocks limités, et une paye intéressante croyez-moi.
— Croyez bien que si mon père était intéressé par l’argent au-delà de tout il ne serait pas là aujourd’hui. Mais il aime le calme de la montagne et plus particulièrement de Rinnovo, déteste la concurrence et travailler pour le principe même de travailler. Pour lui, le forgeage n’est pas un travail simplement mais une passion dont il vit. Et il ne se voit sous la houlette de personne, surtout pas de quelqu’un qui semble dépeindre un avenir beaucoup plus radieux que ce dont il s’agirait en réalité, à l’armée de Stella. »

Il parut choqué par ma dernière phrase. Il y avait de quoi : j’avais décidé de jouer la carte la plus cruciale. Il savait que je savais, j’attendais maintenant qu’il me demande comment.

« J’en déduis par votre question que c’est bien le cas, ainsi je me vois obligée de vous demander maintenant ce que vous comptez faire à Fiore alors que vous n’y avez pas été invité, et que vous n’avez aucune raison d’y être.
— Vous êtes si intelligente que vous en devenez sotte ma chère…
— C’est beaucoup plus simple que ça. Vous attentez à une personne qui m’est des plus chères en voulant ainsi l’enrôler par la force et le harcèlement dans une armée pervertie jusqu’à la moelle. Si vous confirmez que mon père n’est pas le premier que vous traitez de cette façon je peux vous garantir que votre voyage en Fiore risque de s’avérer bien moins fructueux que vous l’aviez prévu. »


Comme prévu, le garde du corps s’avança vers moi appelé de la main par son cher maître. Je ne descellai en lui aucune forme de magie. C’était si peu prudent… Toujours assise, les jambes croisées, je ne daignai même pas le regarder autrement que depuis le coin supérieur de mon œil gauche. Je me contentai de sortir de sous ma robe un couteau qui était accroché à une lanière, à ma cuisse. Je voulais m’assurer de quelque chose.
Je pointai l’arme vers le garde, intérieurement sans grande conviction, tout en le fixant avec concentration, jusqu’à ce que je remarque que Grant avait lui aussi sorti une arme de sa poche. Un autre couteau.

« Non, vraiment, sotte, sotte, ricana-t-il. Mais soit. Cela constituera un avantage pour ma personne dans l’histoire. »

Usant toujours de ses mains comme si son garde du corps était une marionnette, il lui fit signe de m’attaquer. Dans quelques secondes, l’on allait bien voir qui était sot. Aussitôt qu’il fit un mouvement, ma main qui ne tenait pas le couteau traça une ligne dans l’air et ce fut l’arme de Grant qui fusa directement dans la carotide de son cher toutou. Un de moins.

Le regard que je lançai au Stellan dut être particulièrement noir, particulièrement repoussant pour qu’il recule ainsi en tremblant comme une feuille… Soudain, il sembla avoir une épiphanie.

« Ces yeux…ATTENDEZ ! hurla-t-il voyant que le couteau qui avait tranché une artère de son garde s’avançait, presque seul, dangereusement vers lui. Votre nom… Vous ne m’avez pas dit votre nom complet, dites-le-moi !
— Qu’est-ce que ça peut bien faire ? soupirai-je.
— Andersen… n’est-ce pas ? »

J’écarquillai les yeux sous l’effet de la surprise. Je ne pouvais pas être connue, c’était impossible… Il connaissait ma famille ? Il…

« Vous avez tous un grain dans la famille… Vous êtes une Andersen… C’est fou ce que vous vous ressemblez, toi et elles, vous avez le même regard imprégné d’une folie naissante qui causera votre perte que votre mère et votre sœ-… ! »

Je n’en entendis pas plus. Car à peine eut-il évoqué ma famille que mon propre couteau, celui que je serrais non plus dans une seule main mais dans deux, aussi fort que je le pouvais, se nicha dans son thorax, au niveau de son plexus solaire. Je ne m’étais même pas rendue compte que je m’étais en si peu de temps affalée sur la table de bois de manière à l’atteindre. Mon visage dépeignait une émotion étrange d’incompréhension enfantine, comme si j’assimilais encore à ce moment ce que j’avais entendu sortir de sa bouche. Quand je repris mes esprits, je constatai l’étendue des dégâts au sol. Ils avaient payé le prix que je leur avais fait comprendre, et en voyant cela, mon cœur se serra, je me rappelai le mage noir de la dernière fois mais… Non, cette fois, je n’avais pas envie de vomir. Je me sentais juste extrêmement bizarre et lourde mais… ça allait…

Une fois que j’eus réalisé et accepté la totalité de la situation, je me rendis dans le couloir de l’hôtel et descendis au premier étage où une fenêtre était ouverte dans le couloir, menant sur une ruelle. Quelle aubaine : je passai par cette fenêtre parée d’un minuscule balcon métallique. Je déglutis et m’y accrochai en forçant sur ma magie autant que je le pouvais, par peur du vide. Pendue par les bras, mon cœur s’emballa mais je parvins tout de même à tomber sans me faire trop mal sur le sol pavé de la ruelle totalement déserte. De là, je n’avais qu’à retourner chez Dirk.


« Je suis rentrée ! »

En entrant, je vis Dirk à son comptoir, comme lorsque je l’avais quitté, environ deux heures plus tôt. Il m’accueillit en me demandant un compte rendu.

« Ces stellans ne feront plus de mal à toi ni à personne, souris-je de tout mon cœur après avoir vaincu un spasme.
— Nina… (Il marqua une pause) Es-tu triste dans cette guilde ?
— Pardon ? Non, enfin j’ai été triste à l’intérieur pas plus tard qu’hier, mais non seulement ça va mieux mais en plus je suis… non, j’y suis heureuse, je vais bien, pourquoi ?
— Tu as du sang sur les mains. Littéralement. »

Je regardai mes mains et poussai un juron nain peu distingué. J’espérais que personne ne l’avait remarqué dans la rue ! Je partis me les laver et en revenant Dirk m’interpela de nouveau. Il me demanda si je serais triste de la fermeture de sa boutique.

« O-Oui bien sûr ! Ne me dis pas que tu vas céder aux avances de cet homme, il est mort maintenant, il… !
— Je me disais juste qu’il avait raison sur au moins un point. La boutique ne rapporte plus rien et j’ai du mal à vivre tout en remboursant mes prêts. Si je la vendais je pourrais tout rembourser, retourner dans mon village natal en forêt et reprendre ma vie de forgeron là-bas.
— Mais tu… serais prêt à tout quitter ?
— Tu sais très bien que je ne fais pas cela par volonté commerciale, Nina. Le forgeage. Je ne me sens plus heureux à le pratiquer ici et ainsi, voilà tout. »

Quand j’entendis Dirk dire qu’il voulait vendre la propriété dans laquelle il avait, nous avions vécu, je n’en crus pas mes oreilles un instant. Mais une idée s’imposa dans ma tête, une idée dont je devais absolument lui faire part ! Je n’étais pas sûre que ce serait possible mais je pouvais toujours essayer.

« Et que dirais-tu de venir à la guilde, papa ? Nous avons une forge là-bas, et nous disposons de beaucoup de matériaux ! Nous n’avons pas de forgeron donc les armes sont achetées et nous sont revendues, mais si tu venais, ce serait différent ! Tu pourrais exercer ta passion sans limite et être utile à la guilde, pour une bonne cause et non pas comme le voulaient ces vipères stellanes, en plus nous vivrions de nouveau ensemble, non loin ! »

J’étais si enjouée en prononçant ces mots qu’il me regarda d’un air ahuri, comme si je n’avais jamais été heureuse ainsi depuis qu’il me connaissait. Et c’était peut-être le cas…J’atteignis le comble de la joie quand il me dit que l’idée ne lui déplaisait pas le moins du monde si le Maître était d’accord, alors je m’empressai de plaquer ma main contre mon emblème et demander à Sirius de me téléporter de toute urgence juste devant le Maître s’il était disponible. Il l’était, par miracle !

À peine pris-je le temps de me remettre du voyage que je tombai nez-à-nez avec lui. Il me dit que Sirius venait à peine de le prévenir que j’étais déjà là. Je m’excusai de ma prompte apparition et lui expliquai mon idée jusqu’au bout, reprenant mon souffle et me calmant. Être excitée comme une puce ne me seyait guère…

« Je consens à accepter ta requête mais dis-moi au préalable, car je dois être sûr : sur une échelle de 1 à 10, à quel niveau placerais-tu Dirk en termes de talent en forgeage ? »

Je m’étonnai à moitié de cette question et pris quelques secondes pour réfléchir. Un sourire m’échappa quand je donnai au Maître un flambant 9,5 !

« …Conduis-moi à lui Nina. Sirius, maintenant. »

J’eus à peine le temps de repérer l’étincelle dans ses yeux qu’une main se posa sur mon épaule et, aussitôt, mes pieds foulèrent à nouveau le sol de la boutique.

« Bien le bonjour. Vous devez donc être Dirk ! Je me présente, Mugetsu, Maître de la guilde Aeternitas dont votre fille fait par-...
— Boundiou qu’il est grand ! » manqua de s’étouffer Dirk.

Les présentations survinrent à la suite d’un rire que je n’avais pas libéré depuis un bon moment avec autant d’honnêteté. Les voir se rencontrer, c’était quelque chose ! Les discussions quant à l’engagement de Dirk à la guilde se passèrent parfaitement bien jusqu’à ce que le Maître lui impose un test. Il voulait être certain des compétences de Dirk devant une forge avant de l’engager définitivement, bien qu’il ne doutât pas de ma conviction.

« Je vous procure un matériau spécial et vous me forgez une arme à partir de celui-ci. Je l’évaluerai moi-même mais pensez bien que c’est surtout pour la forme. Je ne doute pas au vu des propos de Nina que vous réussirez sans peine ! Tout est déjà dans votre forge. » sourit le Maître.

Dirk releva le menton et bomba le torse avant de se rendre à son atelier. Une heure après, heure que j’avais passée à prendre le thé avec le Maître en guise d’occupation, il en sortit avec dans ses grandes mains un petit paquet enveloppé dans du drap. Lorsqu’il le déposa sur la table, je vis la fierté dans son regard. Je compris que cela faisait bien plus longtemps que je le pensais qu’il n’avait pas été pleinement épanoui dans son travail. Puis, il dévoila l’objet. Une somptueuse dague en or noir. Deux petits rubis carrés, un plus grand et un plus petit, ornaient verticalement la base de la lame jusqu’à la poignée, un point d’or véritable visible entre eux. En observant la lame, je vis quelque chose de gravé. En regardant de plus près, c’était mon nom, dans de gracieuses arabesques dessiné.

« Ce couteau n’a rien de magique mais je peux vous garantir que c’est du matériel de véritable Nain ! »

Résultat, je bondis à son cou, la gorge serrée. Il n’y avait aucune raison valable pour qu’il n’y ait pas droit ! Dussé-je vraiment préciser qu’il était engagé ?

« Quand je te dis que je vais bien ! » lui dis-je, retenant mes sanglots sans succès.
by Nina




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Nina Andersen
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Lun 01 Aoû 2016, 16:22
         
C'est fort joliment fait. Et ça nous apporte un gentil monsieur forgeron. S+.



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Raziel
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Lun 01 Aoû 2016, 17:43
         
Voici le compte-rendu détaillé de la correction :

- il s'agissait d'une historiette et pour celle-ci, voici 250 points !

- en sus, le rang S+ donne 500 points.

- il y avait un total de 265 lignes, soit 2 650 points de base.

- Oh, mais c'est-y-parfait ? Mais oui, c'est le parfait !

- dire que c'est incohérent serait une insulte. 100 points.

- Mister Blacksmith, i want you for my army. 50 points d'originalité.

- au niveau historique... Ce n'est pas tape-à-l'oeil mais néanmoins important pour Nina, en préambule de la suite de son aventure, disons 250 points.

- le style roman est de fort bon aloi. Tablons donc sur 100 points de rendu, je suis dans un bon jour (après avoir corrigé deux bonnes copies, on a aussi envie de flatter la troisième, alors Nina a intérêt à faire un bisou à Liesel).

- je te l'ai déjà expliqué : Dirk qui rencontre Mugetsu... J'ai failli glisser de ma chaise en riant. 200 points.

- rédaction parfaite : ton caractériel des nains, miel et fiel du stellan, ton doucereux de Nina, tout y était. 300 points.


TOTAL : 4 500 points augmentés à 4 600 par le bonus de perfection !



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Raziel
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