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Aria, la bonne étoile

Jeu 21 Avr 2016, 14:31
         

Aria Séléné Horwand
[Identité]
Genre :Femme
Nom :Horwand
Prénom :Aria Séléné
Âge :21
[Physique]
Cheveux :Blonde aux pointes noires
Yeux :Vert-bleu
Taille :1,70m
Main directrice :Droite
[Situation professionnelle]
Magie :Carte du tarot
Guilde :Aeternitas
Rang Actuel :?

Histoire:
Née dans une petite ville stellanne, je n'ai presque pas connu mon père, Aodhan Will Horwand, mort, disparu ou peut-être enfui. Je me souvenais juste qu'un matin, il n'était plus là. Ma mère, Mélinda Léna Horwand, n'a jamais voulu m'en parler (c'était sûrement trop douloureux pour elle). J'étais l'aînée d'une famille de quatre enfants : mon frère jumeau, Elio Flavian, est né en second. Je m'étais toujours sentie très proche de lui : il y avait un lien particulier entre nous…  On se complétait, on se comprenait sans se parler. Le moindre geste était compris par l'autre. C'était plus que mon frère, c'était une partie de moi.
Notre mère étant très malade, j'avais dû m'occuper très jeune de mon frère et de mes deux petites sœurs, Mia, 5 ans et Lila , 3 ans. Mama travaillait dans le spectacle, elle était danseuse. Selon ma mère, papa était aussi dans le spectacle. Je ne m'en souvenais malheureusement pas. La seule chose qui me restait de lui étaient ses yeux vert-bleu, mon unique héritage, il me semblait. Des fois, mama avait même du mal à me regarder... Cette passion pour les arts, que j'entretenais du mieux que je le pouvais, venait de mes parents.
Lorsque j'eus 16 ans, ma mère mourut, ne pouvant plus supporter l'absence de mon père et le changement du régime politique, qui lui rajoutait des angoisses inutiles. Le nouveau régime politique, et surtout militaire, ne distinguait pas les hommes des femmes, et tous ceux de plus de plus de 21 ans devaient être enrôlés dans l'armée. Mama avait évité l'enrôlement, Dieu seul sait comment…
Dès son décès, je m'occupai seule du foyer : Elio était très turbulent, bien qu'il soit aussi doux qu'un agneau et aussi protecteur qu'une mère envers les gens qu'il aimait. Mia et Lila nécessitaient beaucoup d'attention, au vu de leur bas-âge. Je devais les amener à l'école, veillant à leur scolarité et à leur confort. Ils m'étaient trop précieux pour que je les laisse succomber à une vie pauvre et morne. Je faisais tout ce qui était possible et inimaginable pour les gâter.
Pour subvenir aux besoins de ma famille, je fis ce que je savais faire. Mama étant amoureuse des arts divinatoires et de l'ésotérisme en général, j'eus, depuis ma naissance, une affinité avec le monde spirituel. Je donnais des conseils aux dames de mon petit village, et j'arrivais parfois à engranger de grandes sommes (mes prédictions étant toujours justes). Malheureusement, cela ne me rendait pas heureuse. J'aurais voulu, si j'avais eu le choix, utiliser mon don pour aider les autres d'une manière concrète, et non plus en prédisant quand tomberait la prochaine pluie ou quand la fille de untel allait se marier… La divination était plus que mon travail, c'était vraiment ce qui me composait. J'avais une sorte de connexion avec les cartes, comme si elles étaient vivantes et avaient toutes un caractère, une personnalité bien définie. Je ne travaillais généralement qu'avec les arcanes majeurs, les mineures ne me servaient que lorsqu'on me posait des questions qui nécessitaient beaucoup de détails. La carte avec laquelle j'entretenais une relation particulière était l'arcane XVII, L’Étoile. Mon nom représentait d'ailleurs cette relation, cela avait d'ailleurs peut-être influencé la décision de ma mère. Ou l'inverse ! C'était peut-être la décision de ma mère qui avait renforcé ma relation avec L’Étoile.
Lorsque je ne prédisais pas l'avenir, je concoctai quelques potions. Lila adorait m'aider à chercher des plantes et me regardait patiemment noter mes observations dans un livre. Elle semblait plus à l'aise dans la nature qu'en intérieure, ainsi, nous allions souvent tout les quatre faire des balades en forêt. Elio avait une facilité déconcertante à se cacher ou à cacher des objets : impossible de le trouver lors des parties de cache-cache !
Les spectacles que je donnais de temps en temps sur la place du village étaient un moyen d'avoir un petit plus, et de donner du bonheur aux habitants, à ma fratrie, mais aussi (et surtout) à moi. C'était un lien avec ma mère, que je chérissais.

**

Notre vie, au bout de quelques années, commençait enfin à se stabiliser. Cependant, je supportai de moins en moins cette violence et cette barbarie quotidienne. J'avais donc décidé de rester à Stella jusqu'à la veille de mes 21 ans, afin de permettre à mon frère et à mes sœurs de profiter intensément de leur scolarité et de leurs amis, et du peu de temps qu'ils leur restaient ici… Je ne pouvais pas partir seule, en les abandonnant ainsi, bien que parfois, secrètement, je me demandais ce que j'avais fait pour que ma vie se résume seulement à entretenir celle de ma fratrie… C'est un choix que j'avais fait, cela va sans dire ! Mais, j'oscillais assez souvent entre l'envie de donner ma vie pour ma famille, et celle d'acquérir ma propre liberté ; entre altruisme et égoïsme.
Je n'avais aucune attache au pays stellan : mon père absent, ma mère décédée, je n'avais quasiment aucune famille proche. La seule chose précieuse à mes yeux était ma fratrie, et c'est ce que je comptais protéger, au péril de ma vie s'il le fallait. Ma vie sans eux n'avait aucune valeur, et je préférai mourir plutôt que de perdre de nouveau quelqu'un de proche. Ma fratrie était mon sang, ma seule vraie famille, mon univers, la prunelle de mes yeux, mon véritable amour. J'étais décidée. J'avais tout préparé. Rien ne m'empêcherai de fuir, de quitter ce pays. Rien ne m'empêcherai de sauver ceux que j'aimais.
Ce fameux jour arriva bien plus vite que je ne l'avais alors imaginé. Je devais expliquer à mes sœurs ce qui allait se dérouler ce jour-là. C'est ce que je fis, deux semaines avant de partir : elles devaient être au courant ; je ne voulais pas les bousculer, quand bien même elles avaient alors 10 et 8 ans.
- « Mia, Lila, il faut que je vous parle. Vous savez qu'Elio et moi allons bientôt avoir 21 ans. Notre anniversaire approche à grand pas, et nous avons pris une importante décision. On vous en avait déjà parlé, il y a de cela quelques mois, mais on voulait vous donner plus de précisions, plus concrètes, quand nous aurions ces informations. Dans deux semaines, jeudi, pour être plus précise, nous partirons. Nous irons à Minstrel, où habite tata Diane. Elle sait que nous arrivons, et elle a tout préparé. Nous vivrons chez elle : elle sera donc notre garante ! Notre anniversaire étant le 6 août, si tout se passe bien, nous serons, à ce moment là, hors de ces terres. »
Mia protesta violemment : elle ne voulait pas quitter cette terre, où reposait notre mère (et peut-être notre père)… C'était compréhensible, surtout que c'était une épreuve difficile pour tous. Elio, bien qu'il ne le montra pas, était profondément bouleversé. Et en colère. Ce régime l'horripilait peut-être plus que moi ! Lila, qui était plus douce et calme que Mia, comprit les tenants et les aboutissants, malgré son plus jeune âge. Mia était une fille énergique, impulsive mais aussi compréhensive et sincère. Dès qu'elle fit calmée, c'est elle qui nous demanda :
- « Par où irons nous ?
- Nous longerons les côtes jusqu'à l'Ouest, afin d'atteindre Bosco. De là, nous prendrons une embarcation pour Minstrel, ensuite, tante Diane viendra nous chercher au port. »
Je gardais un bon souvenir de Brià. C'était une ville qui était proche de la forêt, et qui possédait un large lac permettant de se baigner lors des jours de chaleur. Bien desservie vers les grandes villes, elle se situait à une centaine de kilomètres du littoral nord-ouest du pays. C'est là-bas que Elio avait connu son premier amour (ce que nous ne cessions de lui rappeler, ma mère et moi, lorsqu'on parlait du littoral de Minstrel) !
- « Aria, on va faire comment avec tout ce qu'on a ?
- Je suis désolée Lila, mais tu vas devoir te séparer de quelques affaires. On fera nos valises ensemble demain, d'accord ? Je dois encore régler quelques formalités avec la propriétaire, et Elio doit aller chercher des commandes. Ne vous inquiétez pas, mo seoda, l'important, ce n'est pas où nous sommes, mais que nous soyons tous ensemble ».

**

Les préparations avaient été éreintantes, pour tous… Elio avait de plus en plus de mal à cacher les émotions contradictoires qui l'assaillaient. Mia et Lila, elles, s'habituaient de plus en plus à cette idée. Vint finalement le jour J. Tout était prêt. Nous avions vendu quelques affaires de la maison, comme de la vaisselle ou des tableaux faits par papa. A contre cœur, nous dûmes nous séparer de plusieurs livres : Mia eut du mal à cacher son mécontentement à ce propos ! Mais le résultat était là : nous avions tout ce qui nous fallait. Pour ma part, je n'avais qu'un petit sac, avec des affaires de rechanges et mes objets précieux. S'y trouvait donc mon livre sur les plantes, mon porte-monnaie avec toutes mes économies, mon carnet de note, avec toutes les informations nécessaires pour se rendre chez tata. Mon paquet de cartes se trouvait à ma ceinture : c'était une manie que j'avais prise avec mama! Le paquet devait toujours être le plus près possible de moi, de mon essence, afin de s'en imprégner. A ma ceinture était également accroché mon stylet, poignard qui me servait principalement pour couper les racines des plantes (je n'avais jamais eu l'occasion de l'utiliser pour sa principale utilité, en fait !). Etant en cavale, il nous fallait un moyen de nous défendre. Je refusais qu'on touche à un seul des cheveux d'un membre de ma fratrie. Elio pouvait se défendre, il était fort et musclé (il s'en vantait d'ailleurs auprès des demoiselles !). Il était également très bon viseur et avait d'excellents réflexes. Mais Mia et Lila n'avaient pas connu la violence, et je ne voulais pas les confronter à ça : je ne voulais pas qu'elles deviennent comme moi. Qu'elles perdent confiance au genre humain. Qu'elles perdent leur innocence.
La première journée de marche fut plus fructueuse que prévu : nous n'étions pas censés faire tout ce chemin en si peu de temps. Selon les estimations d'Elio et les informations des gens du village, nous serions arrivés à la frontière en trois voir quatre jours si nous voulions vraiment être discrets. Et c'était le cas ! Néanmoins, Elio n'avait pas prévu que Mia et Lila pouvaient être aussi endurantes. Et, moi non plus, à vrai dire… A force de les surprotéger, je n'avais pas remarqué qu'elles n'étaient plus les enfants de 5 et 3 ans qu'elles étaient lorsque mama nous a quitté. Le soir même, alors que nous étions près d'un village, je proposai à mon frère et à mes sœurs ce qu'ils voulaient faire : dormir à la belle étoile ou dans une auberge ? Sachant que j'avais quelques réserves d'argent, je voulais les utiliser pour leur confort et leur bien-être ! La réponse ne me surprit néanmoins pas : notre famille avait toujours aimé les balades en forêt, et les nuit à la belle étoile se faisaient souvent.
- « J'angoisse un peu, tu sais, dheirfiúr níos sine. Je sais que c'est pour notre bien, mais cet inconnu dans lequel on s'est embarqué me fait peur. Je voudrai tellement pouvoir vous défendre, vous protéger. »
J'étais en train d'allumer le feu quand Elio m'a dit ça. Rien que le fait qu'il attende que le feu soit allumé m'a rappelé de vieux souvenirs de nous 5, avec mama. Nous allions souvent en forêt et on s'y racontait des secrets ! Nous étions devenus très proches grâce au stratagème de mama.
- « Cependant, je ne le ferai jamais aussi bien que toi, Aria. Malgré mes efforts, je n'ai pas la patience que tu as su avoir pour nous élever. Je crois que je ne te remercierai jamais assez…  Is breá liom tú, dheirfiúr.
- Dom freisin... 
- Tu es notre guide, Aria, ár réalta...»
Lila et Mia endormies, je décidai de discuter avec Elio, de choses et d'autres, et d'établir les tours de gardes. Les mots de mon frère m'avait touché plus que n'importe quel grand discours. Ils étaient sincères et purs. Comme lui. Je voulais tellement, mais tellement, le protéger, que j'avais l'impression de ne pas le pouvoir ! Le fait qu'il m'accorde sa confiance me mettait mal à l'aise : je ne voulais pas que quelqu'un compte sur moi, c'était quelque chose que je ne pouvais plus endosser ! Cependant, le fait qu'il m'appelle son étoile m'avait perturbé... Lors de mon tour de garde, je décidai de tirer les cartes. C'est lorsque je posais la carte de L’Étoile que cela se produisit : un sentiment étrange m'envahit, comme si je pouvais tout voir, tout sentir, tout savoir ! Une connexion se fit dans mon esprit, sans que je sache vraiment le pourquoi du comment. Je sentis… Comme un choc électrique parcourir mon corps tout entier. Dans ma tête résonna une voix… Qui me faisait penser à mama…
- « Aria Séléné, tu as enfin compris !
- Damnú air! Qu'est-ce que c'est que ça ?!
- Pas besoin de parler, tu peux penser.
- Cac ! Qui es-tu ?
- Je suis Réalta, L’Étoile.
- … Ok, ça devient légèrement bizarre, là !
- Tu ne le penses pas vraiment. Tu sais depuis toujours que tu as un lien avec le monde spirituel.
- Oui, mais ça ne veut pas forcément dire que j'entends des voix dans ma tête !
- Ton potentiel est immense et inexploité, Aria Séléné. Je te propose de faire un contrat avec moi.
- Un contrat ?
- C'est un lien qui nous unira, toutes les deux, plus fort que tout, plus fort qu'auparavant. Ce lien te permettra d'accéder à mes capacités… Et de protéger ta fratrie. »
(Maintenant que j'y repense, elle a abusé sur ce coup là, Réalta ! Me prendre par les sentiments ?! Sérieusement ?! Bon, il n'en reste que ça a quelque peu marché… Elle avait attiré mon attention.)
J'étais tellement concentrée sur ce que me disait Réalta, que j'avais failli faire une crise cardiaque lorsque mon frère m'a touché l'épaule…
- « Damnú air! Elio, j'ai failli clamser…
- Ouais, j'ai vu ça ! »
L'entendre rire me faisait du bien. J'avais l'impression que rien ne pouvait nous atteindre. Je rangeai mon paquet, sans prendre le temps de regarder mon tirage : les filles étaient seules près du feu, et c'était le tour de garde d'Elio. Je devais me reposer, et au vu de ce qui venait de m'arriver, ça allait me faire le plus grand bien.

**

La journée du lendemain s'était passé sans encombres. Les filles étaient calmes, Elio et moi n'étions pas fatigués. Nous avions dès lors pu rejoindre la frontière en fin d'après-midi, après toute une journée de marche. Les estimations d'Elio avaient été incorrectes : nous étions censés rejoindre la frontière le lendemain ! Mais je n'allais pas m'en plaindre, oh que non ! : plus vite on serait parti de ce pays de malheur, plus vite on pourrait recommencer nos vies. Vu que le soleil commençait à se coucher, je ne voulais pas prendre des risques inutiles en nous aventurant à Bosco en pleine nuit ; de plus, la journée de marche nous avait épuisé. Le temps semblait être dégagé, dès lors, une nouvelle nuit à la belle étoile s'imposait ! On passa notre soirée à parler, rire, danser et chanter : quoi de mieux pour oublier ses peines ? Mais la « conversation » (si tant est que l'on peut l'appeler ainsi) avec Réalta m'avait… Perturbée. J'avais besoin de son aide, il fallait que je me rende à l'évidence : si nous n'avions pas vu de gardes stellans, c'était sûrement parce que nous étions encore sur le territoire. Le passage à Bosco signifiait plus de chances de tomber sur des gardes (peu importe leur appartenance). Mais, ce saut dans l'inconnu me terrifiait un peu… Ce train-train quotidien était rassurant, toujours les mêmes choses à faire, à m'occuper. Cependant, ça devenait lassant : j'avais envie de liberté, d'être seule dans mes choix. Réalta pouvait m'apporter ce que je cherchais : la possibilité de me libérer.  C'était décidé : j'allais accepter sa proposition.

**

Assise à l'écart, j'appelai Réalta… Bon, ok, je ne savais pas du tout comment faire ! Fallait-il toucher ma carte ? L'appeler à haute voix ? Dans ma tête ? J'ai décidé de faire comme je le sentais : je pris la carte dans la main gauche, la main du coeur, et prononça son nom : Réalta. Un halo couleur indigo recouvrit ma main, et la carte à l'intérieure. Je sentis… Quelque chose d'indescriptible, comme un lien qui s'établit, une connexion entre deux êtres. Elle était là, je le savais.
- « Bonsoir, Aria.
- Bonsoir… Je t'appelle pour ta proposition, tu sais, celle d'hier… Elle tient toujours ?
- Oui, bien sûr.
- Donc, si je me souviens bien, ce contrat me permettrait d'utiliser tes capacités. Mais toi, qu'as-tu à y gagner ?
- Rien du tout, Aria. Le simple fait d'établir une connexion avec toi est une victoire pour moi : cela fait des années que j'essaie de communiquer avec toi. Mais tu étais comme sourde, insensible à mes appels.
- Comment cela se fait-il que je puisse t'entendre aujourd'hui, alors ?
- C'est parce que tu as besoin d'aider. Besoin de quelqu'un pour te soutenir. Ce que tu n'avais pas besoin, avant.
- Es-tu le seul astre à qui je puisse m'adresser ?
- Non, Aria. Le monde spirituel ne se limite pas à moi, tu ne le sais que trop bien. Cependant, je suis la seule avec qui tu as un lien aussi particulier. Le contrat que je te propose peut être fait avec tout les astres. Mais, pour cela, tu dois les appeler. Et ce n'est pas chose facile : chaque astre a son propre caractère, et est parfois très différent de toi. Pour autant, cela ne veut pas dire que tu ne peux pas tous nous appeler. C'est juste qu'il y a plusieurs manières d'établir un lien avec une carte : tu vas devoir le découvrir plus tard…
- Comment se passe ce contrat ?
- Il suffit que tu le formules : « Réalta, je souhaite passer un contrat ». Dès lors, la carte t'expliquera ses capacités et demandera confirmation de ton souhait. »
J'angoissais un peu : quelle était la capacité de Réalta ? Il me restait plus qu'une étape avant de le découvrir :
- « Réalta, je souhaite passer un contrat.
- Moi, Réalta, L’Étoile, arcane XVII, suis celle qui réalise les espérances par l'épanouissement, qui montre la voie. Je  te permets de trouver ta voie, qu'elle soit physique ou spirituelle. Je suis le guide, la bonne étoile. Aria Séléné, souhaites-tu toujours passer un contrat avec moi, Réalta, L’Étoile, arcane XVII ?
- Oui, je le souhaite.
- Que ton souhait se réalise. »
Je ne saisis pas tout de suite ce qui se passait, jusqu'au moment où un bourrasque d'énergie se mit à affluer en moi. Cette pulsion me fit recroqueviller. Réalta avait autant de puissance ? Pourtant, L’Étoile n'est qu'une carte passive, défensive à la limite. Mais en aucun cas, cette arcane n'a une valeur active,  comme la Force ou l'Arcane sans Nom. Trop d'émotions, fallait vraiment (VRAIMENT) que je dorme.

**

C'est Lila qui vint me réveiller. On devait être en milieu de matinée, le temps était dégagé. Mia m'apporta une pomme et un morceau de pain… Avec un paquet, enrobé maladroitement de papier. Ah oui ! C'est vrai qu'aujourd'hui était mon anniversaire, et celui d'Elio… 21 ans. Leur attention était touchante : le paquet contenait un collier avec un pendentif. Un rubis. Connaissaient-elles la signification de cette pierre ? Souci excessif du bien-être des autres, oubli de soi-même. Je les remerciais, tandis que j'allai voir Elio, afin de lui souhaiter son anniversaire. Lui avait un collier avec un pendentif en œil-de-tigre… Idées fixes, pensées obsédantes, tendances à ressasser toujours la même chose. Je crois que les filles ont tapé juste ! Que ce soit pour lui ou pour moi.
Le soulagement lors du passage entre Stella et Bosco était visible. Elio avait un sourire radieux, et Mia et Lila semblaient plus détendues. Nous étions censés arriver à la prochaine ville portuaire en fin de soirée et prendre le bateau le lendemain matin. La journée passa très vite, surtout quand Mia et Lila chantaient les chansons qu'elles avaient apprises à l'école. Elio n'arrêtait pas de faire le zouave pour les amuser, et ça fonctionnait plutôt bien.
Nous étions en fin d'après-midi quand cela se produisit : Elio était parti en éclaireur afin de vérifier que la voie était libre. Quand il fut revenu, la panique me gagna : ça y est, on était cuits ! Des soldats stellans avançaient vers nous ! Mais qu'est-ce qu'ils foutaient là, eux, aussi ! Lila, me voyant désespérée, se mit à pleurer. Il fallait que je trouve une solution, et vite ! Selon Elio, ils seraient là dans dix minutes, s'ils gardaient la même allure. C'était le moment. Je devais utiliser Réalta. En espérant que cela fonctionne : je n'avais pas eu le temps de lui parler depuis la veille… Oh, cac ! Réalta a légèrement oublié de me passer le mode d'emploi de ces contrats ! C'est vrai, comment faire ? Les pleurs de Lila ne m'aidaient pas vraiment à me concentrer. Il fallait que je me calme. Ma main se glissa instinctivement dans le paquet, et je pris la carte que je voulais.
- « Réalta !»
Ma vision se troubla un micro-dixième de seconde. Quand elle se stabilisa, je vis une traînée dorée. Elle se dirigeait vers les buissons à ma gauche.
- « Suivez-moi ! Dépêchez-vous, et pas un bruit.
- Dheirfiúr, tu sais ce que tu fais ?
- Non, mais on verra bien ! »
La traînée nous mena à un arbre facile à escalader, avec une cavité à ses racines. Je balançai les sacs dans la cavité et aidai les filles à monter. Elio y grimpa naturellement. Après avoir caché les sacs sous quelques feuilles, je montais également, sortant le stylet de ma ceinture : s'il fallait se défendre ou attaquer, c'était sans aucun problème. Les dix minutes passèrent très lentement. Je commençais à me détendre quand j'entendis des bruits de pas d'hommes et de chevaux. Mon corps se crispa, et, derrière les branches, j'étais prête à attaquer. Les hommes passèrent sans s'arrêter et sans prêter attention à ce qu'il y avait aux alentours. Au bout de quelques minutes, nous descendîmes de l'arbre. Je proposai alors de partir en éclaireur. Je remontai le chemin qu'avaient pris les soldats stellans jusqu'à arrivée à un campement. Là-bas, deux hommes étaient présents, s'occupant comme ils pouvaient jusqu'au retour des soldats. On ne pouvait pas les contourner, cela prendrait trop de temps ! Déjà que leur petite balade nous avait coûté quinze bonne minutes, je n'allais pas en perdre quinze autres à les contourner… Mon stylet à la main, je m'avançai le plus silencieusement possible dans le camp, me cachant derrière les tentes. Un des deux hommes était en train d'uriner près d'un arbre. Je l'assommai avec la garde du stylet, et cachai son corps évanoui derrière des buissons ; comme je le fis avec l'autre soldat. Je n'avais pas besoin de les tuer, je n'en avais ni l'utilité ni la raison : je voulais juste passer, pas faire un massacre.
Elio et les filles vinrent quelques minutes plus tard : nous avions traversé le camp le plus rapidement possible avant de disparaître de nouveau dans la forêt. Le reste du chemin jusqu'à Porto, la ville portuaire, se fit dans le silence. La nuit était tombée depuis quelques temps déjà quand les lumières de la ville apparurent. Ce fut un soulagement pour nous : dans quelques heures, nous serions chez tante Diane, à l'abri, sains et saufs.

**

Le voyage en bateau fut éprouvant. Poser le pied à terre faisait du bien, après des heures et des heures de voyage.  Tante Diane nous attendait, radieuse ! Depuis la mort de notre oncle, Filipe, tata avait du mal à vivre l'instant présent. Le choc de la mort de mama l'avait réveillé. Elle s'était rendu compte des années passées à survivre au lieu de vivre. Le trajet en train jusqu'à Brià avait été plus rapide que prévu. A midi, nous étions déjà dans la maison qui serait désormais la nôtre : une maison donnant sur le lac ; près du bois ; à quelques pas du centre-ville.
Maison de tante Diane:

Parfaite pour refaire une nouvelle vie. Nous allions facilement prendre nos marques, ce n'était pas la première fois que nous venions ici. Il était encore temps pour préparer les papiers administratifs avant que l'année scolaire ne reprenne pour mes trésors. Elio et moi pouvions trouvé quelque chose qui nous convienne : un travail, une passion, une occupation. La mienne était toute trouvée : je voulais apprendre de nouvelles choses, sur moi, sur les arcanes, sur la vie en générale ! Je voulais de l'aventure, de la découverte, nouer des relations avec d'autres personnes, voyager, partager. Pour toujours revenir là où était mon cœur : avec ma fratrie.
Fini de m'occuper d'eux comme si j'étais leur bouée de sauvetage : ma vie commençait maintenant ; la leur aussi.

Autres:
Aria est une jeune femme très sociable et agréable à vivre. Elle est très curieuse et adore apprendre des autres. Elle est aussi très impulsive et quelque peu orgueilleuse sur les bords. Elle surprotège toujours les gens qu'elles apprécient, au détriment de sa propre vie (aussi bien au sens physique qu'au sens mental). Par contre, si elle ne vous apprécie pas, elle vous le fera savoir (oui, oui, elle vous le dira presque directement).
Pour résumer : elle a un sale caractère.

Aria est blonde aux pointes noires (mais puisque je vous dis que c'est naturel ! Vous n'avez jamais lu Indiana Teller ?). Elle a une plume à une de ses mèches, qu'elle ramène souvent sur son épaule. Elle joue soit avec sa plume, soit avec son pendentif quand elle réfléchit.

Familier:
/

Arme:
Un stylet noir (stiletto)
Le stylet:
Ses cartes du tarot ?



"I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes."

- C. Baudelaire

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Mar 26 Avr 2016, 20:20
         
Je viens rendre mon jugement à but totalement consultatif afin que tu aies une idée sur l'éventuelle possibilité que Raziel t'attribue un rang similaire.
Donc, au niveau de l'histoire (plutôt prenante bien que "classique"), le fait est que tu ne parles pas énormément de ton potentiel magique. Néanmoins, ce n'est pas pour cela que tu t'en retrouves pénalisée, au contraire même. Le peu que tu as dévoilé montre que tu possèdes une certaine maîtrise de tes capacités. Seulement, un mage ne peut pas uniquement se baser sur ses sorts, il se doit aussi d'avoir un minimum de capacités physiques afin de pouvoir mener à bien ses missions. Et c'est à ce niveau là que je me dois de te mettre un petit moins.

Au final, à mon sens, tu vaux un beau rang confirmé.
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Sam 16 Juil 2016, 10:15
         
Puisque ton intégration est en bonne voie de conclusion, je vais quand même donner mon avis officiel ici avant de le donner de façon RP dans mes messages de guilde.

Donc, une fois n'est pas coutume, je ne suis pas en accord avec Shin. À mon sens, tes capacités physiques sont plus développées que tes capacités magiques, étant donné que tu as mis hors combat (pas en face à face, mais quand même) des soldats Stellans entraînés à recevoir des coups. Tandis que Réalta est pour le moment ta seule alliée magique que tu découvres à peine... Donc j'ai réfléchi entre Apprenti et Novice, mais comme ton histoire est bien tournée, que l'Étoile est une arcane majeure de haut rang, donc avec beaucoup de potentiel, et que tu as une certaine aptitude physique, tu entreras dans la guilde en tant que Novice un peu supérieur à la moyenne. Je ne te mets donc pas 10 001 æthernanos, mais 15 000.

Mes félicitations !



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