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Une question...

Ven 15 Juil 2016, 09:53
         
Que faire ?

Devant de telles horreurs, que faire ? Voilà le spectre qui me hante depuis que je suis levé...

Comme vous le savez sans doute, hier soir, la fête censée représenter la joie et le rassemblement des français s'est conclue par un bain de sang à Nice. Si tant est que vous ne le saviez pas, je vais juste vous résumer les faits : hier soir, à 23h, après le feu d'artifice traditionnel, un camion blanc est parti des alentours de l'hôpital de Nice pour remonter jusqu'à Magnon, environ deux kilomètres plus loin, en suivant la Promenade des Anglais, dont la fréquentation est évidemment immense en ce jour. Sur son macabre parcours, il a renversé et blessé des centaines de personnes et en a lâchement assassiné 84 avant d'être finalement abattu par les forces de l'ordre.

Alors voilà, cette question peut ouvrir un débat si vous le souhaitez, ou rester un simple article, que je veux traduisant mon désespoir... Mais, étant à l'aube d'une carrière où mon quotidien sera de préserver la vie, voir – ce sera cru, mais c'est un fait – des enfants de putains broyer sous leurs roues des femmes, des adolescents, des enfants en bas-âges et s'en tirer simplement avec une balle dans le front, me répugne. Je pourrais employer les qualificatifs habituels, parler de boucherie bestiale, de charnier... Et en même temps c'est bien cela. Mais d'un autre côté, je me refuse à donner un statut de bête à ces hommes et ces femmes qui passent leurs journées et leurs vies à organiser et orchestrer des meurtres de masses de civils... Non, je ne le peux pas. Ce sont des humains, et en tant que tels, ils doivent être traités comme les dégénérés qu'ils sont : un humain qui en tue un autre, on le met en prison. Un salaud qui tue des dizaines d'innocents aurait le droit de s'en sortir par une petite porte qui s'appelle "le kamikaze" ? Je dis non. Mais alors, que faire ? Créer des sites noirs comme aux États-Unis et y mettre dedans toutes les personnes sous surveillance par les DGSE et DGSI ? Pourquoi pas ? Cela aurait au moins le mérite de mettre au ban les individus déjà connus comme dangereux, au lieu de les laisser agir puis de les abattre... Alors, ce n'est pas respectueux des droits de l'Homme. Peut-être. "Il ne faut pas s'abaisser à leur niveau", direz-vous ? Peut-être. Ceci étant, eux s'abaissent, eux font des otages quand un européen se rend sur leur territoire, eux tortures pour extorquer les informations, eux n'hésitent pas à recourir aux moyens les plus bas pour nous fragiliser, nous retirer notre dignité de nation libre... La Marseillaise, plus que jamais, doit montrer son aspect le plus guerrier : son dernier couplet, controversé en temps de paix, n'a jamais été aussi fort que maintenant. Car nous sommes en guerre. Alors aux armes, citoyens !

Je lirai chacune de vos réactions à ce message, vos idées, vos avis, nos divergences, nos partages d'opinions. Vous m'avez peut-être vu ici sous un jour particulièrement agressif... Sachez que je pense tout ce que je dis. Et que je n'hésiterais pas une seule seconde à utiliser les produits toxiques les plus expérimentaux et les méthodes de soumission physique et psychologique les plus perverses pour faire parler une sous-merde de ces bas-fonds si je savais que derrière, c'est ma famille et la France entière qui est menacée. Et l'une comme l'autre le sont.

N'oubliez pas une chose, que vous pouvez faire, que chacun peut faire et que vous êtes libres de faire si vous avez 18 ans : donnez votre sang. Que le leur coule, mais que nos enfants gardent le leur. Il est plus que temps pour chacun d'entre nous de prêter attention à tous ceux qui nous entourent, se rassembler, se serrer les coudes. Et avancer.

Cherchez à comprendre, cherchez à agir,
Frédéric.


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Ven 15 Juil 2016, 11:56
         
Je ne vais pas me perdre dans un long discours fleuve qui ne serait qu'un amas de pensées mal organisées car je ne suis pas d'humeur. Je réagirai donc simplement  par points pour essayer d'ordonner ce pêle-mêle :

– Il est en effet hors de question de les traiter autrement que comme des humains : chaque humain est capable du pire et eux font guise d'exemple.
– Cependant et justement, il existe pléthore de moyens pour faire face à cette menace, pardon, ce fait. Beaucoup seulement consisteraient à s'abaisser à leur niveau. Après tout, tuer dans un but terroriste est la même chose que tuer dans un but vindicatif : c'est tuer.
– Vraiment ? C'est vraiment la même chose ? Pour moi non... Mais liberté et sécurité sont-elles réellement, sincèrement, superposables parfaitement ? Peut-on garantir la sécurité de tous si certaines libertés ne sont pas ôtées ? Et encore je ne pars pas dans le débat philosophique concernant la nature de la liberté.
– Enfin, le sang. Je prierais presque pour être sûre de pouvoir donner le mien. Idem pour mes organes et tout ce qu'il est possible de rendre utile. Mais oui. Je ne peux que pousser les gens à le faire.

Voilà pour la tentative d'organisation de pensées en fouillis : je n'ai pas réponse à tout et je me pose encore beaucoup de questions. Mon indignation ne ressort même plus sur mon visage et je dirais même que je suis parfaitement calme. Tellement c'est piètre. Tellement c'est honteux. C'est justement pour ça que je réfléchis à ces questions.

En attendant que je trouve, pensées à Nice, à la France, à toutes les victimes du terrorisme et de l'intolérance couplée au désir d'écrasement et de domination de membres du genre humain qui n'ont pas su le canaliser. Moyennant, je pense, quelques déficiences évolutives basiques.



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Nina Andersen
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Ven 15 Juil 2016, 12:22
         
J'ai appris la nouvelle ce matin, très tôt, vers 1 heure du matin avant d'aller me coucher... Je dansais dans ma chambre comme un idiot en écoutant la musique. Une amie m'a appelé, terrorisée, pour que je lui tienne compagnie... Apprendre ces choses m'a fait me questionner un temps, mais je n'ai pas encore porté de réelle réflexion dessus. Ma réaction a été de penser "Si un monde sans musique, sans art, sans vie, est ce que ces gens veulent nous imposer, alors qu'ils essaient." J'ai monté le volume et dansé de plus belle, frissonnant. Mais ce n'était que tourner la tête en prétendant ne pas avoir peur. Et en écrivant ces lignes, je fais face au problème et retiens mes larmes.

Frédéric a écrit:Je pourrais employer les qualificatifs habituels, parler de boucherie bestiale, de charnier... Et en même temps c'est bien cela. Mais d'un autre côté, je me refuse à donner un statut de bête à ces hommes et ces femmes qui passent leurs journées et leurs vies à organiser et orchestrer des meurtres de masses de civils... Non, je ne le peux pas.

Voilà un message qui est selon moi plein de sagesse, de bon sens et que je partage. Nommer ces gens comme des bêtes est, je pense, aussi une échappatoire. Beaucoup ici le savent ; je suis naïf, fragile, j'ai encore des yeux d'enfants et je regarde le monde en pensant être lucide alors que je ne prends que ce qu'il m'y plaît. Tuer un autre homme est un acte que je considère comme une hérésie, un sacrilège. Se venger par la mort des actes commis n'est pas une solution à mes yeux. Priver un humain de sa liberté non plus... La seule solution qui m'apparaît est la pédagogie et le pardon. Mais être naïf ne me rend pas stupide pour autant, je sais bien qu'essayer d'expliquer pourquoi ce qu'ils font est mal ne servira pas à grand chose... voire, à rien pour certains individus. De tous temps, des groupes d'hommes et de femmes se sont battus en employant des méthodes affreuses, dans le but d'instaurer un monde plus beau, une sorte d'idéal. Je ne juge pas les humains qui choisissent la voie qui mène aux actions comme celle commises hier soir. D'autres l'ont fait, d'autres le feront. Je juge en revanche les actes.

Dans ma naïveté et mon idéalisme sans limite, j'ai toujours considéré la phrase "Nous n'avons pas le choix" comme affreuse. Et j'ai une sainte horreur de me résoudre à considérer le "manque de respect" (dans un sens plus fort que l'utilisation commune, l'expression adéquate ne me vient pas...) comme une solution. Mais on en est où ? Quand il ne reste plus rien à faire, ce que l'on ne doit pas faire n'est-elle pas la clé ? Alors oui, que faire ? Peut-être changerais-je d'avis quand ma famille sera touchée, quand mes amis seront touchés, quand je serais touché par ces actes, peut-être une haine m'envahira et me changera à jamais,  dans une quête de vengeance, ou de justice (je ne saisis toujours pas la différence entre ces deux mots...) ! Mais pour l'heure, je ne peux me résoudre à cautionner la dégradation d'un autre être humain en toute âme et conscience, je suis incapable de tolérer des actes de violence, de tous types. En lisant ça, certains d'entre vous doivent penser que je vais me faire bouffer en grandissant dans ce monde hostile et égoïste... Et vous aurez raison, j'en ai conscience. Je sais les danger qui s'exposent à moi en pensant de cette façon aussi catégoriquement, parce qu'ils se sont déjà abattus sur moi par le passé.

Depuis enfant, mon vœu est de devenir professeur. Et plus je grandis, plus je suis triste de constater ce que deviennent les gens, dans quel sens tourne le monde. Et je continue de réfléchir : comment agir ? Mais surtout : où agir ? J'ai toujours entendu dire que les enfants d'aujourd'hui étaient les adultes de demain... Je pense souvent à ma prof de français de quatrième et troisième, pour qui le programme n'avait aucune importance... Elle voulait nous apprendre à être heureux, nous apprendre la vie. J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. était la phrase qu'elle nous avait demandé d'écrire sur notre classeur. En y repensant, je lui trouve des similitudes avec le professeur dans Le Cercle des Poètes Disparus. Mais je digresse. Et cette femme que j'admirais - que j'admire toujours d'ailleurs - a fait une chose qui m'a marqué. En travaillant sur un texte, un élève a posé une question, elle a répondu par une autre : "Qui a le droit de prendre la vie d'un être humain ?" Après la réponse de plusieurs élèves, elle a répondu sa version : "Personne. Parce qu'une vie humaine, c'est sacré !" Elle a hurlé ça dans la salle. Ça m'a marqué...

Je sais qu'il est dangereux de refuser de faire du mal dans un monde où chacun essayera de m'en faire, mais si, en tant que professeur, je peux apprendre le pardon à mes élèves, leur apprendre que l'être humain est bon, que les actes affreux peuvent être des erreurs, et non des crimes, alors j'en serais heureux...

J'en profite pour faire un peu de pub : je vous recommande vivement le film Timbuktu, de Abderrahmane Sissako. Il nous invite à porter un regard plus humain et plus critique sur les terroristes. Il est magnifique aussi bien dans les paysages que dans sa symbolique...

Egalement, je veux partager avec vous ce discours, qui m'amène à chaque fois aux larmes, et que je ne me lasse pas d'écouter, qui reprend à merveille mes idées en terme de terrorisme et de guerre : https://www.youtube.com/watch?v=zTGqlihvQss

Désolé de ne pas avoir su faire plus court et plus organisé, mais c'est écrit au fil de la pensée. J'ai surtout parlé pour ne pas dire grand chose... Mais je voulais écrire quelque chose.



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Sam 16 Juil 2016, 15:03
         
Au risque de paraître pour un connard (ce qu'il est possible que je sois), j'aimerais juste dire une chose : et toc.
Non mais à quoi vous attendiez-vous, sérieusement ? Quand la France, l'Europe, Israël et les États-Unis s'unissent main dans la main pour financer les "terroristes" (qui, soit dit en passant, ne sont ni plus ni moins que des mercenaires), que croyez-vous qu'il puisse se passer ? Et surtout n'allez pas dans le sens des media qui osent créer un amalgame malsain en prônant que ce sont des extrémistes. Ces criminels ne sont pas plus religieux que moi. Ils ont simplement obéi à leurs dirigeants.

Maintenant, que peut-on faire ? Rien du tout. Dès l'instant où les plus hautes sphères de notre gouvernement s'amusent à déclencher une guerre pour faire en sorte de créer le Grand Israël en créer des guerres civiles au moyen d'une menace fantôme, il n'y a plus rien à faire. Continuez de vivre, nous "sommes en guerre" et il faut faire avec.
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