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[Mission - Expérimenté] Alpha Lyrae

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Sam 27 Mai 2017, 19:11
         
Mission ♦ Alpha Lyrae
Enfin libérée. Janklode s’était retourné contre son maître ? Qu’à cela ne tienne. Il se trouvait seul ? Eh bien il l’était. Pour avoir pointé ses tétons sur moi, je ne pouvais pas lui pardonner. Il périrait comme chaque double démoniaque avant lui.

Me relevant d’un bond, j’équipai mes plus belles dagues et me préparai au combat. Janklode semblait ne pouvoir attaquer qu’au corps à corps à l’aide de ses griffes, mais son agilité s’apparentant à celle de Nani était un problème. Avais-je seulement assez d’énergie pour le soumettre lui aussi à Hægl ?


« Ne traînons pas. Je ne perdrai pas de temps à vous affronter à la loyale. Je prends ma deuxième forme ! »

L’horreur qui s’ensuivit... je ne savais pas si je devais la décrire. La contempler, ne pouvant en détacher les yeux malgré mes tentatives, était déjà bien trop écœurant. Les cheveux de Janklode se libérèrent, sa crinière boisée flottant au vent était hypnotique, mais pas plus que sa peau blanchissant et son corps se perçant de cavités aveugles. Dans son dos poussèrent de larges tentacules blancs, mais le plus répugnant était peut-être ses ailes. Six, ornées de crânes sans yeux ou nez. Quant à son visage, il se macula de noir quand de grands yeux dorés déchirèrent sa peau pour mieux apparaître. Un troisième iris globuleux scinda son front mais aussi ses deux ailes inférieures. Il nous toisait. Il nous jugeait. Du regard, il nous tuait. Je ne pus m’empêcher de trembler. Ses griffes étaient devenues une fine épée prolongeant directement son bras osseux.

Janklode – Deuxième forme

« Liesel, Jean-Klaude... On le défonce. »

Ma haine balaya ma peur sans sourciller. J’allais donner le tout pour le tout. Pour ne pas trop me fatiguer – je l’étais déjà bien assez –, j’ouvris ma dimension de stockage comme une brèche à la cime des arbres, au-dessus de Janklode. Je n’avais pas utilisé ce paramétrage depuis si longtemps…

« Kantet Assault... murmurai-je.
— N-Nina ! Crie le nom de tes attaques avec la force de ta volonté !
— Jean-Klaude...
— Fais-moi confiance ! Je... Je sais que je ne le mérite pas, après tout ce que je vous ai fait... (Une larme teinta le sol terreux lorsqu’il releva sa tête, dévoilant l’éclat de son espoir.) Mais nous devons arrêter Janklode.
— ... Je... KANTET ASSAULT ! »

Facilement cent armes tranchantes fusèrent de ma dimension de stockage, droit sur la créature. Les dégâts seraient considérables.

Enfin…

Les dégâts auraient été considérables. Si seulement Janklode ne nous avait pas dévoilé une nouvelle capacité. Ses cheveux avaient quasiment arrêté l’intégralité de mes lames. Je pouvais forcer autant que je voulais, ils étaient plus forts. Le surintendant trembla, avouant avec regret qu’il avait toujours pris grand soin de ses cheveux lorsqu’il était jeune…

Ce fut à ce moment que Janklode s’envola aussi haut qu’il le pouvait. D’un coup, mes armes se retournèrent contre nous, me laissant tout juste le temps de déployer un puissant champ magnétique pour nous protéger. Ma paupière battait, j’étais épuisée... Alors je tombai au sol.

« Úr er skýja grátr
ok skára þverrir
ok hirðis hatr.»

Ma rune brillait sur les fronts de Liesel et Jean-Klaude. Je venais d’augmenter leurs capacités physiques pour deux minutes au prix d’énormément d’énergie. Mais à cause de cela, je ne pouvais plus me battre... J’espérai que mon sacrifice n’allait pas être vain.

« Sirius... pensai-je. Dis au Maître, à Dirk et à Hendrik... que je ne serai pas là pour Noël...
— ... Euh, si tu t’apprêtes à mourir, je te rappelle que je serai là pour te ramener à la guilde.
— Pardonne moi, mon cher ami... Liesel, repris-je à voix haute. Je suis navrée d’avoir été un fardeau... Je suis ton aînée, pourtant, j’ai échoué. Profitez de votre agilité accrue et faites ce qui est en votre pouvoir pour me... venger...
— Ne dis pas ça, Nina... sanglota Liesel.
— Ne perdez pas de temps, faquins ! Au moins ne mourrai-je pas vierge... »

Je tombai alors, paisiblement, sur le sol. Glissant frénétiquement contre un tronc d’arbre. Jusqu’à finalement être allongée sur un gros caillou.

« Aïe. »

by Nina




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Sam 27 Mai 2017, 19:12
         

Mission ♦ Alpha Lyrae


Près de corps sans vie de Nina, je pleurais.

« NINAAAAAAA !!! Je ne laisserai pas cet acte impuni. Jean-Klaude, ensemble, battons-le.
— Liesel…
— N-Ne t’imagine pas que c’est parce que je t’apprécie ! »

Pourquoi diable rougissais-je ? Mais qu’importait, nous devions combattre Janklode au plus vite car nous étions sous l’effet de la rune qui ne tiendrait pas longtemps. Debout, je me tenais à côté de Jean-Klaude. Un regard suffit à nous comprendre, il avait reconnu son erreur et ensemble nous allions construire un monde meilleur où la justice triompherait face au mal. Le double démoniaque d’un homme si juste ne pouvait être que l’incarnation du mal. Nous allions l’anéantir !

« FRENETISCHE LAWINE ! »

Un pan entier de mur du bâtiment derrière nous s’effondra sous mon cri, alors qu’une avalanche de papier déboulait depuis l’intérieur de la pièce. Cela ne m’avait pas échappé, nous étions près de la bibliothèque. Ce tsunami enveloppa toute la zone et rapidement une tornade de papier m’entoura, engendrant de violents courants d’air. Epuisé, je ne pouvais pas m’arrêter en si bon chemin !

« Jean-Klaude, maintenant ! »

Le justicier sortit son épée secrète et se rua vers Janklode sur les marches célestes qui tenaient malgré le vent. Je saisis ma dague et alors que l’ennemi ne pouvait se défendre, les cheveux emportés par cette réelle tornade qui pompait mon énergie. Nous tailladâmes ensemble Janklode, sans retenue, croisant nos lames avec une synchronisation parfaite. À mesure que nous nous élevions en parfaite symétrie et que le vent s’apaisait, nos silhouettes en symbiose s’affichèrent devant la lumière de la lune, celle de Janklode au centre. Un tableau parfait dans lequel Jean-Klaude et moi étions dans une harmonie sidérale.

« Hypocrites ! » cria Janklode, qui lança à ma poursuite sa chevelure brune à toute vitesse.

Mais mon soldat vint à ma rescousse, se sacrifiant et prenant l’attaque à ma place.

« Tu ne prendras pas Liesel ! » cria-t-il en sectionnant avec regret la chevelure soyeuse de Janklode.

Nous tombâmes tous les deux contre le sol jonché de feuilles. Un tel mouvement m’avait épuisé, mais ce n’était pas fini. Janklode tenait entre ses mains les mèches coupées et tachées de sang. La lueur de la lune donnait à son brun un reflet bleuté du plus bel effet. Était-ce à cela que ressemblait Jean-Klaude dans sa jeunesse ? Quelle beauté… Même sous sa deuxième forme, son corps était désirable.

« Mes cheveux… vous avez… mes cheveux… C’est de la Provost-cation…
— Il suffit ! »

Alors que nous allions ensemble fondre vers lui, des mèches surgirent du sol et nous immobilisèrent. Attachés, nous étions tous deux soumis à l’attaque la plus terrible qui soit, alors même que la rune de Nina venait de cesser son effet : les chatouilles. Je me tortillais dans tous les sens, hurlant, ne pouvant supporter les cris d’effroi de mon acolyte. La mort de Nina, nous pris au piège… Nous ne pouvions perdre… Il fallait qu’elle revienne… Il nous fallait être ensemble pour affronter Janklode le terrible, sans quoi tout était perdu…

L’adversaire nous relâcha finalement après notre torture. Mon camarade était à genoux. Tenir debout était une épreuve de force.

« Toute ma vie, j’ai lutté contre les injustices et la douleur dans cette ville et aujourd’hui, ce même pouvoir que j’ai dédié à sa protection est en train de causer sa perte… Quand j’étais petit, ma mère me donnait souvent des petits pois à manger, peut-être le sais-tu, Janklode, car tu es mon double. Je ne les ai jamais aimés. C’est… snif… le plus grand regret de ma vie… de ne lui jamais avoir avoué que je haïssais les petits pois. Ils me faisaient penser à un crâne chauve. ET AUJOURD’HUI ! JE PORTE MOI-MÊME CE CRÂNE VIDE ! MÈRE, DEPUIS LES ÉTOILES JE T’EN SUPPLIE, PARDONNE MOI ! Ô pauvre homme que je fais, si je suis responsable, il est de mon devoir de me punir tel qu’il se doit. Mes amis, laissez-moi m’occuper de ce monstre. (Il se leva difficilement et se plaça face à l’ennemi.) Janklode ! Je suis le responsable de cette destruction ! Toi qui es mon pouvoir, je t’ordonne de me punir ! »

Une masse chevelue s’avança vers le vieillard aux bras ouverts, je n’avais pas le temps d’agir, tout semblait perdu ! Soudain, plusieurs lames fusèrent pour trancher les cheveux de Janklode et sauver Jean-Klaude. Nina se tenait debout, appuyée contre le tronc d’arbre, le corps mutilé, épuisée. Je m’approchai de Jean-Klaude en posant ma main sur son épaule, Nina fit de même de l’autre côté.

« Jean-Klaude Kauffmann. Pense à ce que ta mère aurait dit dans une telle situation. »

Les yeux de l’homme s’écarquillèrent soudainement et une voix de femme retentit dans toute la ville, comme si nous entendions nous aussi ses souvenirs.

« Jean-Klaude… L’impressionnisme c’est comme un canard, il suffit de lui jeter du pain pour que l’étang ondule. »


« Vous avez raison, répondit le surintendant de Caelum, je n’ai pas le droit de me laisser battre. Je dois mettre un terme à tout ceci.
— Tu te trompes, enchaîna Nina en toussant. NOUS devons mettre un terme à tout ceci. »

Je plaçai ma main en avant et Nina fit de même. L’homme nous regarda tous les deux, pleurant toutes les larmes de son corps. Le combat allait prendre fin et nous allions sauver Caelum. Pour la justice.

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Sam 27 Mai 2017, 19:13
         
Mission ♦ Alpha Lyrae

Je ne savais pas encore ce qui m’avait permis de me relever. L’inconfort du lieu de ma mort avait très probablement joué. Après tout, peut-être ce roc incommodant s’était-il placé sous ma chute pour assurer ma renaissance ?

« Merci, petit minéral... » murmurai-je d’une voix douce.

J’étais certaine d’une chose : Janklode ne devait pas gagner. Mes dagues, prolongements de mon corps, étaient notre dernier espoir. Si je n’agissais pas... mes camarades mourraient et aucun caillou ne serait là pour les sauver à leur tour. Une telle hécatombe ne pouvait avoir lieu, je n’avais pas le droit de laisser cela se produire... Alors ce fut l’assaut.

Aucune personne ici ne pouvait avoir de plus beaux cheveux que les miens !

Haletante, je pus néanmoins rejoindre Jean-Klaude. Les paroles de sa mère avaient été si émouvantes... Hors de question de mener cet homme à sa perte alors qu’il avait pu, empli de remords, faire face à ses erreurs. Cela me fendait l’âme de reconnaître que depuis lors... je n’avais pas envie d’abandonner Jean-Klaude, Vega et Caelum aux mains entachées du Démon Bonimenteur. La vérité vaincrait au côté de la justice !

Nos mains tendues vers l’avant, non, vers l’avenir, furent enveloppées d’une énergie noire. Ce qu’il se passait ? Nous absorbions le Mensonge qui obstruait la raison de Janklode. Ces trois mains étaient noires, comme la couleur de l’espoir.

« Non ! Vous ne pouvez pas faire ça ! J’ai la force du Dragon Bleu en moi ! » mugit Janklode, au bord du gouffre.

Ses cheveux repoussèrent à la vitesse de l’éclair pour former un dragon immense au-dessus de nos têtes, rendu bleu par la lueur sélénite et le ciel semblable aux plus profonds abysses. Il recula néanmoins en voyant l’énergie du Mensonge se concentrer au creux de nos mains. Il avait peur, nous le sentions.

Puis il se cogna le pied sur le bord d’un banc.

« MAINTENANT ! » tonna Jean-Klaude.

Quand les volutes ébènes tournèrent au blanc immaculé, la Vérité avait pris la place du Mensonge.

« POUR LA JUSTICE ! »

Et quand nos voix se mêlèrent, nous avions gagné. Telle une colombe, la fumée blanche emplit chaque orifice non couvert de Janklode – chaque pore de sa peau comptait – et il se désintégra. De la poussière, il retourna à la poussière. Tout fut calmé en si peu de temps... Mais Jean-Klaude, nous le vîmes, ne pouvait retenir ses larmes. Tuer le Dragon Bleu revenait à tuer une partie de lui-même. La façade de la lune que nous regardions en chœur, tous les trois, laissa défiler une scène émouvante en théâtre d’ombres. La nature prenait l’initiative de retracer chacun des bons moments que Jean-Klaude et son alter ego avaient passé ensemble.

Ils couraient, par exemple, dans un champ de fleur, riant de bon cœur.

Ou se disputaient, parce que l’un voulait diffuser un spectacle de maracas et l’autre un reportage sur le shampooing.

Le plus émouvant, selon moi, fut lorsque nous comprîmes que l’âme de Janklode s’adressait directement à son Grand Maître : la lune fut marquée des mots suivants…

« Ne m’oubliez pas, ô mon Grand Maître. »

Tous les trois aux bords des larmes, au beau milieu de l’allée aux bancs, dans la forêt, nous ne savions ni que dire, ni que faire.


À ce moment où tout fut fini, un miracle se produisit. La lune laissa place au soleil qui se levait pour nous. La justice et la lumière avaient triomphé, l’astre nous en remerciait expressément... C’était si beau.

Puis il se recoucha.

« Bon, j’y retourne, faut pas déconner non plus. Cassos les cocos ! salua une voix caverneuse et éthérée, appartenant très certainement à notre belle étoile.
— Eh bien je pense... murmurai-je, tentant de ne pas laisser transparaître mes émotions. Je pense que c’est ici que nos chemins se séparent, Jean-Klaude. »

Après un silence entrecoupé de virils sanglots qu’il partageait avec Liesel, l’intéressé répondit d’une petite voix.

« Vous ne passez pas la nuit à Vega ?
— Nous ne pouvons nous le permettre, j’en suis navrée. Beaucoup de choses nous attendent à Aeternitas, de nouvelles aventures, de nouvelles missions... Et puis nous avons commis trop d’erreurs dans cette ville. Notre mission a échoué et nous en subissons les conséquences.
— À propos des pourparlers... C’est pour cela que vous êtes ici, initialement, je n’ai pas oublié. Je voudrais vous demander de ne pas vous inquiéter. J’exaucerai volontiers votre demande et, dès demain, Aeternitas recevra un présent de ma part. Vous pouvez compter là-dessus.
— Prenez soin de Vega, Jean-Klaude... » implora Liesel.

C’est au terme de cette phrase qu’un sourire mystérieux, empreint de tristesse, redessina les lèvres du surintendant.

« Vega ne s’éteindra jamais, mes enfants. »

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Sam 27 Mai 2017, 19:14
         

Mission ♦ Alpha Lyrae

Epilogue


En nous réveillant le lendemain, dans nos chambres respectives, Nina et moi avions tous les deux cru à un rêve et ce pendant plusieurs heures. Pourtant, au matin, alors que le soleil éclairait le monde de sa lumière comme il en avait l’habitude, Sirius nous informa qu’une lettre était arrivée. Nous avions quelque peu honte de nous être comportés de la sorte, mais monsieur Kauffmann restait un grand homme. Aucun de nous deux n'avait raconté cette histoire à Mugetsu ; l'immatériel avait dû s’en charger à notre place. Toujours était-il que cette lettre nous était parvenue, ainsi que les ressources que nous étions initialement venus chercher. Nina et moi nous étions timidement retrouvés dans le salon pour lire à haute voix cette lettre, tous les deux.

« Chère Nina, ô mon cher Liesel,

Comme je vous l’avais promis, je vous ai fait parvenir les ressources dont nous avions discuté. Faites-en ce que vous voulez, je sais que vous avez le cœur pur de vérité. Ne vous embêtez pas avec le prix, je me suis occupé de tout. Je prierai pour vous tous les jours. Surtout n’hésitez pas à venir me voir, je passe toujours mes journées autour de Vega, à défendre cette ville contre forces du mal.

Il y a également au fond de cette lettre un cadeau pour vous. J’espère qu’il vous plaira.

Au nom de mon amour pour vous,

Jean-Klaude Kauffmann.

PS : Je tenais à vous informer de ma reconversion. Après ce que j’ai failli infliger à cette ville, je ne me sentais pas légitime de retourner à mon bureau d’officier en tant que surintendant. Je suis donc devenu peintre itinérant. J’itinère entre Vega et la capitale, afin d’être prêt à défendre ma patrie. Je travaille d’ailleurs sur une peinture de mes deux amis. »


C’était non sans gêne que nous avions partagé la nostalgie de notre première mission devant cette lettre, avec Nina. Cette dernière fouilla au fond de l’enveloppe et trouva un petit sachet qu’elle s’empressa d’ouvrir. À l’intérieur, il n’y avait autre chose... que les deux uniques cheveux qui recouvraient le crâne de Jean-Klaude.

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