RSS
RSS




[Confirmé] Suppôt de Moloch

Jeu 22 Juin 2017, 15:34
         

Mission – Suppôt de Moloch



Disclaimer:
Ne vous attendez clairement pas au RP du siècle, c’est légèrement du caca, aussi bien sur le fond que sur la forme, je me suis un peu forcé et cela se ressent, j’aime pas faire les missions… Enfin, j’espère au moins vous faire sourire :’)

 Musique d’ascenseur jpp


« Voilà, avec ça, plus de brûlure d’ici deux jours.
— Merci beaucoup, Shirona.
— Si je ne t’ai pas donné la solution la plus efficace pour ton bras, c’était pour que tu puisses te reposer. Pas disparaître de la guilde pour revenir blessé !
— J-Je… Désolé… Vous avez raison, je n’aurais pas dû sortir.
— Tant que tu es là, tu pourrais me donner quelques feuilles de ton bouquin là, celui qui guérit ? Et les deux autres aussi, tant qu’à faire.
— Bien sûr. J’ai beau recompter les pages, il y en a toujours le même nombre, je crois que le grimoire se régénère.
— C’est parfait ! Le papier ça reste un végétal et la pro du végétal, ici, c’est moi. Bien sûr, tu seras le premier à connaître les résultats… Après Sirius et Mugetsu, évidemment.
— Donc troisième ?
— Oui oui, mais qu’importe. Ce ne sera pas pour demain, en revanche. Puisque j’ai des poisons à examiner, en plus de l’entretien du jardin, des réunions du Chrysokrone. Sans oublier le petit marmot qui s’amuse toujours à m’embêter au plus mauvais moment.
— Je vois. Merci beaucoup en tout cas, je resterai à me reposer, donc. »

Elle s’en alla en m’ébouriffant les cheveux à nouveau. Je me retournai en souriant et partis vers ma chambre, Alkael à mes pieds. Elle avait raison : je passais ma vie à ne rien faire dans la guilde, et ces jours-ci que j’étais blessé, je sortais. C’était inconscient.

Quand j’arrivai sur la grand’ place d’Ouroboros, je me dis qu’apprendre à utiliser le papier d’Ébène serait bien plus constructif que de ne rien faire dans ma chambre. Je me rendis donc près du lac de la zone est.

J’en profitai pour passer récupérer le livre de monsieur Drosin, qui contenait un chapitre sur ce bois-là.

J’avais pu, en chassant la guilde noire Childish Dream, accéder à la scierie et ainsi transformer tout ce bois en petit copeaux. Le gros sac était d’ailleurs quelque part contre les dortoirs, à l’abri de la pluie, car je n’avais nulle part où le mettre. Il m’avait fallu plusieurs heures pour réussir à fabriquer une quantité suffisante de papier afin d’en avoir assez pour m’entraîner.

Mes pieds trempèrent dans l’eau froide et je sortis mon papier immortel.


« Alors, voyons ses réelles capacités. »

Je disposai devant moi plusieurs petit papier que je durcis. Je sortis ma dague et tentai de les couper.

« Tailler… Aucun effet. Découper… Ouh, c’est résistant… Poignarder par contre oui, ça passe, si on force…
— Tu parles tout seul ? s’inquiéta faussement Sirius.
— Ça te pose un problème ? T’as qu’à t’imaginer que je parle à d’autres gens dans ma tête… plus agréables que toi.
— Quoi, tu me boudes encore pour t’avoir réveillé au milieu de la nuit ? Je voulais simplement me venger de ton entourloupe.
— Réveillé ? Je pense que faire sonner cinq cent mille décibels, on peut dire que c’est plus qu’un réveil.
— Cinq cent milles, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Y’en avait que cent trois.
— ‘Yennavékesentroa’ gna gna gna… Je me vengerai, Sirius. »

L’immatériel se tut et je pus continuer mes examens. Il ne faisait aucun doute que ce papier était beaucoup plus puissant, car j’avais pu, avec un peu d’élan, tailler profondément la pierre.

« Avec ça, aucun mage noir ne résistera. À moins qu’il se défende, ce qui reste très probable… » pensai-je à voix haute.

Après quelques essais supplémentaires, je retournai à ma chambre. Je défis mon bandage pour en refaire un plus solide avec mon nouveau papier et constatai l’avancée de la guérison de ma griffure. Je pus regarder en détail les cicatrices qui décoraient mon bras. C’en était presque effrayant. Ma main retrouvait petit à petit ses fonctions, même si je ne pouvais toujours pas forcer.

J’ouvris le livre des missions. Je voulais faire une mission.


« Lieseeeeeeel… gronda Sirius.
— Mais je sais, je ne vais pas m’amuser à détruire une guilde noire à moi seul. Regarde celle-là, il faut juste enquêter, c’est bon non ? Ça ne risque rien. Et puis ce n’est pas un bras en moins qui m’empêche de me battre.
— Permets-moi de te contredire. Le lion des Leoni ? Sans Plume, tu serais mort. Face à Némée, t’as servi à rien. Le vieux dans la cave, sans Alter, tu serais mort. La maîtresse de Childish Dream, sans le trio, tu serais mort.
— Mais ça c’est… c’est pas pareil ! Et puis la mission est notée d’un rang inférieur au mien, ça ne devrait pas me poser de problèmes. Et puis j’ai mon papier immortel, là, et puis j’ai les grimoires.
— Tu as conscience que si je te laisse partir et que tu reviens blessé, Shirona me débranche et on te camisole ?
— Je ne reviendrai pas blessé, roh. »

Il avait raison. Je n’avais rencontré que des difficultés jusqu’à présent, sans possibilité de les surmonter. Si je souhaitais partir en mission, c’était avant tout pour me prouver que je valais mieux que cela.

Spoiler:
• Suppôt de Moloch :

Une guilde noire mineure, Dolosus, localisée à Oshibana et connue du Chrysokrone depuis peu, a été reconnue comme une guilde officielle pas plus tard qu'hier soir. Vous devrez enquêter dans la guilde mais aussi la ville et ses administrations afin de démanteler la supercherie. Occupez-vous ceci fait de la guilde en elle-même.

Ennemis : 7 mages noirs Apprentis, 2 mages noirs Novices et 2 mages noirs Confirmés.

Récompense : 400 000 joyaux.

Prérequis : Aucun.

J’acceptai la quête et me dirigeai vers le portail. Quelle ne fut pas ma surprise quand je me retrouvai trempé de la tête aux pieds, sous la pluie diluvienne qui tombait sur Oshibana.

En y repensant, c’était la première fois que je me retrouvais sous la pluie. Le gros problème était mon papier qui m’était inutile, mais je n’avais pas à combattre.

Alkael était trempée et la vue d’une cascade de poils blancs sur son dos me rappela que je devais la brosser et raccourcir tout cela. Le buisson que j’avais sur la tête n’allait d’ailleurs pas y échapper non plus.

Mouillé jusqu’aux os, je décidai de faire un tour de la ville, qu’importait la pluie à présent. Il y avait quelques boutiques d’ouvertes. Je me perdis bien rapidement entre les rues adjacentes, perpendiculaires, parallèles, superposées, interdimensionnelles… Je ne comprenais vraiment pas la disposition de cette ville, j’avais lamentablement échoué à me faire un plan des lieux, si bien que j’étais repassé plusieurs fois au même endroit pas des chemins différents, sous les moqueries de Sirius. J’entrai dans une boutique pour demander mon chemin.


 Attention les yeux


« Bijour missieur. Bienvenue dans li boutique de la magie di la foulie ! me cria l’homme qui tenait la boutique.
— Bonjour ! Euh, en réalité je suis perdu… En fait, euh… – je m’arrêtai pour réfléchir – en fait je n’ai pas vraiment de destination, oubliez…
— C’y lou étoiles qui vous ont amené ici, missieur. Regardez ce que je vends, je souis soûr que vous trouverez li bounheur ! »

Enfin à l’abri de la pluie, Alkael put se secouer, éclaboussant mes chevilles déjà mouillées.

Je fis le tour du magasin pour observer un peu les babioles magiques qu’il vendait, toutes hors de prix.


« Mmh… Monsieur ? Excusez-moi, qu’est-ce que ce… ‘séchoir di la foulie’ ?
— Ouuuh, c’est oune broche qui absorbe l’eau di la pluie !
— Vraiment !? On la met et on est sec !? »

Il expliqua avec son accent aride que le bijou utilisait la magie du porteur pour absorber en elle chaque goutte de pluie. Elle pouvait retenir jusqu’à environ dix litres d’eau, non buvables. Il fallait cependant ne jamais la porter contre des mages ou des créatures aquatiques, ni dans les piscines, autrement elle exploserait et libèrerait tout son contenu.

C’était intéressant, mais cela valait-il réellement la peine ? Après tout, être mouillé ne me dérangeait pas tellement, c’était surtout mon papier que je voulais protéger de la pluie… Et le prix s’élevait tout de même vingt-cinq mille joyaux.

Cependant, il était vrai que rester sec était un atout intéressant dans une bataille sous la pluie. Ne pouvant me baser que sur mes capacités physiques, être plus rapide que mon adversaire était avantageux.

J’achetai donc la petite épingle en forme de nuage de pluie et l’accrochai à mon pull vert. Toute l’eau que j’avais sur moi disparut en une petite fumée bleutée qui s’en alla dans la broche.


Le séchoir de la foulie:

« Mmh… Comment peut-on la vider une fois qu’elle est pleine ?
— Ah oui ! Il faut la faire chouffer, pour que li vapeur s’envoule, s’exclamait le vendeur avec de grands gestes.
— Je vois. »

Le vendeur s’approcha et m’offrit une couronne de fleurs. Il disait en offrir une à tous ses clients et il avait effectivement tout un stock qui dépassait depuis l’arrière-boutique. Pourquoi pas, j’aimais la couleur des roses qui entouraient désormais ma tête.

J’étouffai un rire en me disant que si Shirona me trouvait mort dans cet état, elle serait peut-être moins énervée. Après réflexion, au contraire, elles étaient en plastique.

Je fis un dernier tour et vis une petite boite en plastique contenant une lacryma. Son pouvoir était simple : modifier la couleur des cheveux. Je souris intérieurement en imaginant le résultat et décidai de l’acheter. Après tout, cette mission me dédommagerait et le petit coffre de joyaux que j’avais sous mon lit serait bientôt plein, il me fallait dépenser.

J’activai le petit objet et mes cheveux virèrent au rouge, au bleu, au vert, sous mes rires d’idiot. J’arrivai finalement à brun. En me fixant dans la glace, je tournais à gauche, à droite, hésitant à garder cette teinte.


« Cela vous va tri bien ! »

Finalement, j’allais peut-être rester brun quelques jours, il fallait bien que jeunesse se fasse.

Je sortis de la boutique, arborant une superbe coupe brune, fier de ma nouvelle apparence qui, j’espérais, plairait aux membres de la guilde.


Le nouveau Liesel ! :

 Liesel versus Sirius


Marchant parfaitement sec à travers les gouttes vers ce que j’avais fini par identifier comme le bâtiment administratif, Sirius résonna dans mon esprit d’une voix tonitruante.

« Liesel, tu penseras à d-… PAR L’ÉPILATION DE LA SAINTE MARIE ! LIESEL, NE T’INQUIÈTE PAS, JE FAIS VENIR LE CHRYSOKRONE IMMEDIATEMENT !
— Qu-Quoi !? Qu’est-ce qu’il se passe !?
— S-Sur ta tête ! Tu es… Tu es brun ! Ne t’inquiète pas, Athénaïs et Alithéia pourront régler ça, nous allons t’aider…
— S-Sirius… C’est volontaire. »

Il se tut un long moment, j’imaginais son regard choqué et désapprobateur. Il finit par émettre une onomatopée de constatation.

« Oh.
— C’est temporaire, c’était juste pour essayer.
— Même Mugetsu n’a jamais tenté d’expériences aux résultats si affreux, sur les mages noirs les plus horribles.
— Il y a peut-être des méthodes plus… délicates de me dire que ça ne me va pas, non ? »

Je m’écroulai, laissant couler de mes yeux un torrent de larmes, que mon épingle aspirait comme Sirius le faisait avec mon âme.

« Enfin tu fais comme tu veux hein, je ne te juge pas, tu sais, je suis tenu de laisser les membres libres de leurs choix et actions.
— Tu vas te venger pendant combien de décennies ? Bouhou…
— Mais entre nous… Reviens au blanc. »

Dans un élan de désespoir, je me jetai sur la première passante pour lui demander son avis sur ma couleur. Celle-ci me dévisagea, la face noircie par d’énormes cernes. Elle ne sut que dire et sembla retenir une remontée, qu’elle finit par régurgiter sur le sol.

« VOUS EXAGÉREZ LÀ QUAND MÊME ! m’exclamai-je, au comble du comble.
— Alors ça, hahaha, c’est… hahaha… tu voulais plus délicat ahahah, te voilà servi, ouhouuuuh ! Je viens de jouir, excuse-moi, se reprit-il avant de rechuter. Ouhouhouh, c’était beau, j’en peux plus, j’ai mal au ventre, et j’en ai même pas ! Ahahahah !
— Je quitte Æternitas, affirmai-je. Je vais m’isoler dans une cabane sur Sin jusqu’à mourir dévoré par des vouivres.
— Ah non non, si tu y vas comme ça, même les vouivres ne voudront pas de toi ! Je les imagine, ahahah, ‘graaaaah ! graaaaaah !’ ouhouhou je meurs de rire !
— SILENCE ! hurlai-je à voix haute. Je pourrais très bien dire à Mugetsu que tu as fait le voyeur quand j’étais sur le point d’être sacrifié pour le démon Mzulft, au lieu de m’aider ! Je pourrais également dire que tu m’as parlé de la guêpe. Pas sûr qu’il apprécie.
— Mmh… Effectivement, je vais éviter d’y laisser des plumes. »

J’aimais mieux ça.

 N’oublions pas la mission !


Je m’apprêtais à continuer vers ma destination, mais j’entendis derrière moi la femme vomir à nouveau, tousser. Elle ne se sentait clairement pas bien.

« Dommage, c’était pas pour toi, enfin, c’était drôle sur le moment.
— Sirius, je crois qu’elle va mal… »

Je la pris par les épaules pour la traîner à l’abri de la pluie et utiliser Asgard sur elle. Elle se remit lentement de ses nausées et me remercia, le regard encore un peu vague.

« Je… merci beaucoup, jeune homme…
— Qu’est-ce qu’il vous est arrivée ?
— Ce n’est pas ma faute, c’est Dolosus…
— La guilde noire…
— Plus maintenant. Elle a ouvert une discothèque.
— Reposez-vous, vous dites n’importe quoi.
— Je suis sérieuse ! J’y suis allée, un peu comme tout le monde, juste pour voir, mais en voulant prendre un verre, j’ai été droguée… J’ignore quelle magie vous avez utilisée, mais je vous suis redevable. »

Droguée ? Pourquoi faire avaler des substances malfaisantes à des gens juste pour le plaisir ? Cette guilde devait cacher quelque chose de plus important. Je devais aller voir l’administration et leur demander des comptes, je ne comprenais même pas comment l’on pouvait rendre une guilde noire légitime alors que leur but n’était que de semer le mal.

Voyant que son état ne s’améliorait pas, je me disais que le grimoire Asgard continuait de lutter contre ses maux plus que les guérir, étant donné la magie que je le sentais consommer en moi. Je décidai donc de raccompagner cette femme, lui expliquant que les effets reviendraient probablement une fois le bandage retiré.

Malheureusement, je ne pouvais pas lui laisser, ma réserve d’Aethernanos serait rapidement vidée, autrement. J’avais besoin de cette énergie pour combattre. Elle accepta et s’en alla s’hydrater. Elle semblait tout de même aller mieux.

Je repartis vers la mairie, ou préfecture, qu’importait le nom du bâtiment, je voulais savoir pourquoi cette guilde s’était ouverte en tant qu’officielle.

Arrivé devant la petite secrétaire âgée, avec Alkael trempée, je la fixai et lui demandai de parler à la personne la plus haut gradée de cette ville.

Elle me répondit que monsieur Baille-Roux avait disparu depuis trois jours. D’après les rumeurs, il serait à cette guilde noire. Que faisait le dirigeant d’une ville dans une guilde noire ? Cela expliquait néanmoins pourquoi cette dernière était devenue officielle.


« Bon… Je crois que je n’ai pas le choix, je vais devoir faire un tour dans cette guilde et l’éliminer.
— Tu as deux possibilités, informa Sirius, attaquer de jour et rester discret, ou te fondre dans la masse de la nuit pour en savoir plus et vérifier qu’il n’y a pas de ramifications.
— Je comptais sur la deuxième option. Avec un peu de chance, je pourrais tous les attraper par surprise. »

Il ne me restait désormais plus qu’à attendre la tombée de la nuit. La bibliothèque du village serait parfaite pour cela.

---


 La musique est incohérente


J’entrai dans le bâtiment d’où émanait une musique assourdissante. Lorsque je vis les lacrymas émettre des lumières colorées qui clignotaient sans interruption, les bars qui servaient des dizaines de boissons diverses, les filles qui dansaient presque dénudées… Je compris que je venais de mettre les pieds dans un lieu de débauche.

Ces mages noirs n’avaient donc aucune pudeur, à pervertir les honnêtes gens dans des lieux pareils ! Il me fallait trouver leur chef, le détruire, pour réduire cet endroit en cendre, pour le bien d’Oshibana.

Je m’approchai d’un bar et tentai de me faire comprendre à travers les chansons qui hurlaient.


« Qui gère cet endroit ?
— J’EN AI AUCUNE IDÉE ! MOI JE GÈRE LE BAR ! »

Elle était de dos pourtant hurlait si fort que sa voix dépassait le bruit ambiant. Elle se retourna et à ma plus grande surprise, je vis la longue chevelure orangée en queue de cheval, ainsi qu’un flan dans sa main.

« La Flan’mily !
— T’AS ENTENDU PARLER DE NOUS !? TIENS, BOIS CA !
— J’ai rencontré Flan et Crème ! Crème veut vous réunir !
— HAHA ! DIS-LUI QUE SACHETORTE EST TROP OCCUPÉE AVEC SON NOUVEAU JOB ! BOIS ! »

Elle me força presque à boire le shot, qui déchira mon œsophage. Nul besoin de savoir de quoi il s’agissait, j’étais là pour accomplir ma mission.

Je m’avançai vers la piste danse, observant d’un œil acéré les alentours dans le but de repérer quelqu’un qui pourrait me renseigner. Le rythme autour de moi finissait petit à petit par m’entraîner, ainsi je bougeais la tête tout en cherchant.

Je vis les deux hommes en hauteur qui jouaient avec plusieurs lacrymas. Ils étaient identiques, même si l’un avait des lunettes et l’autre des mèches violettes.

En m’approchant, je vis quelques femmes les enlacer et crier leurs noms. Baille-Roux. C’était donc lui, il était bel et bien complice avec la guilde noire. À en juger par leur ressemblance extrêmement frappante, ils devaient être frères, peut-être jumeaux.

Comment fonctionnait leur système ? D’où venaient la musique et la lumière ? Peut-être qu’ils possédaient ces magies ! Je devais leur demander !


« Comment vous faites tout çaaaaaaa ? demandai-je, la gorge sèche.
— Je m’occupe de l’éclairage, brother fait la musique, chanta celui avec les mèches violettes.
— Oh, c’est génial ! Parce que je voulais vous tuer, mais ça fait de jolis effets comme ça…
— Nous tuer ? s’inquiéta celui lunettes. Armand, je pense que nous avons attiré l’attention des mages indépendants.
— Relax, brother, il est soûl, il va rien nous faire.
— Soûl ? N-Non ! Je vais vous tueeeeeer ! »

La voix de Sirius résonna violemment dans mon esprit et j’eus de grandes difficultés à comprendre ce qu’il disait. Je retournai vers la piste de danse et déployait autour de moi des petites feuilles qui semblaient changer de couleur ! C’était trop bien !

« Sirius, tu penses que je pourrais faire pareil, moi aussiiiii, la lumière comme ça ? »

Sa voix me fit mal à la tête, il fallait qu’il arrête de parler ! Peut-être que les hommes avaient raison, j’étais soûl. Pourtant je n’avais pas beaucoup bu.

« Armand, on s’occupe de lui.
Hell yeah, un peu de fight ! »

Les deux frères sautèrent au centre de la piste.

Clément et Armand Baille-Roux:

« I’ll make you dance, baby ! »

 Un vrai chasseur est toujours soûl, non ?


Je fus entouré d’étoiles colorées qui dégagèrent toute une magnifique lumière aveuglante autour de moi. Je voulais faire pareil !

Tout à coup, un cri retenti tout autour, perçant mes tympans avec fureur. C’était désagréable ! Je réussis à former un bandage autour de mes oreilles. Pourquoi ils étaient méchants ?

Je devais me reprendre, j’étais là pour une mission, j’étais blessé, je devais faire mes preuves.


« Alkael ! »

L’animal surgit de la foule pour mordre le punk alors que je découpai les étoiles avec mon papier. De jolies flammes étaient sorties de sa gueule, moi aussi je voulais mordre avec du feu…

« Liesel, reprends-toi ! » pensai-je alors que le binoclard fit grimper le volume tout autour de moi pour m’assourdir, ce qui marchait plutôt bien.

Les gens autour de nous s’enfuyaient, nous laissant seuls dans la salle avec les quelques membres de Dolosus qui m’entouraient.

Je formai une barrière de papier autour de moi, me faisant disparaître de la vue de mes ennemis. Le tube s’ouvrit par l’arrière et je sortis pour poignarder l’un des sous-fifres ainsi qu’un deuxième.

Deux étoiles braquèrent tout à coup leur projecteur sur moi et une marque apparut sur ma peau.


« Déjà rêvé d’être une star, baby ? »

Le dessin brilla et je sentis une faible décharge électrique parcourir mon corps, qui s’intensifiait doucement. Je concentrai mes Aethernanos pour résister à l’attaque, mais mon esprit embrumé ne me permit pas de contrer correctement l’assaut. Je fus propulsé contre le bar une vague sonore.

« SI TU ES AMI AVEC LA FLAN’MILY, LAISSE MOI T’AIDER, hurla Sachetorte.
— Merci…
— MAGIE DU FLAN ! REMÈDE DE GLUANT-MÈRE ! »

Elle m’offrit une petite gelée verte que j’avalai sans réfléchir. Je revins à moi aussitôt.

« Merci ! Je ne savais pas que la Flan’mily pouvait se battre…
— AHAH, NORMAL, NOUS NE SOMMES PAS TOUTES LES MÊMES ! »

Ses jambes s’entourèrent de gélatine et elle fonça à toute vitesse vers le punk pour lui asséner un puissant coup de poing enrobé de caramel.

« J’VAIS TE FAIRE GOÛTER MA MAGIE, AU SENS PROPRE ! »

Je me levai et lançai plusieurs scies de papier vers l’homme qui était en mauvais état. Une vague parcourut la pièce et les scies se désagrégèrent. Le son, une de mes faiblesses, je l’avais oubliée.

Lorsque je formais un objet ou simplement modifiais les propriétés du papier, celui-ci conservait ses autres caractéristiques. Ainsi, les vibrations parcouraient chacune des feuilles indépendamment, les faisant vibrer, détruisant toute la structure de mes attaques.


« Je ne vous laisserai pas toucher à mon frère ! »

Il concentra son énergie et je vis les vibrations onduler dans l’air, un puissant sort qui réduirait à néant ce qui restait de mes tympans. Néanmoins, une voix bien plus forte rugit avant que l’attaque m’atteigne.

« MÛRE DU SON !!! »

Un mur de flan géant nous entoura, absorbant le bruit en tremblotant frénétiquement dans de petits sons de gelée qui remue. Alkael traversa la barrière, qui la laissa passer, et mordit au cou l’homme à lunettes, qui s’effondra.

Je me relevai et me jetai sur celui qui était toujours en vie, le punk.


« Pourquoi vous faites ça !? demandai-je.
Brother… J’imagine que c’est la fin…
— Réponds !
— Nous voulions juste… laisser les gens s’amuser un peu… rien de plus… goodbye, my brother… »

Je portai le coup de grâce, et alors que la musique avait cessé, nous nous retrouvâmes dans le noir total.

---


Sachetorte m’avait hébergé, pour me remercier de vouloir aider ses sœurs. À vrai dire, je devais avoir un don pour croiser les gens et les objets sur ma route, parce que j’avais rencontré trois des treize filles, trois des neuf livres, Ysaline plusieurs, le tout totalement par hasard. J’espérais simplement ne pas bénéficier de cela pour d’éventuels adversaires…

Sachertorte m’expliqua qu’elle avait rejoint la guilde sans savoir qu’il s’agissait d’une ancienne guilde noire. Ce soir-là avait d’ailleurs été son premier. C’était étonnant de la voir si différente des autres sœurs : elle hurlait continuellement…

Je sortis de la maison en la remerciant et contactai Sirius pour rentrer à la guilde.


« Sirius trois ; Liesel deux, dit-il d’un ton provocateur.
— Qu’est-ce que tu racontes ? fis-je avec hostilité.
— Le petit Liesel bourré, en mission, si Mugetsu l’apprend, tu risques de passer un mauvais quart d’heure.
— Jure moi que tu n’en piperas pas un mot ! dis-je de manière théâtrale, mais pas moins sérieuse.
— Oui oui, la pipe… Hum, on ne pipera pas mot pour Alter non plus.
— COMMENT OSES-TU !?
— Haha, quatre points pour moi… ricana-t-il.
— Je te jure que je vais te débrancher, Sirius ! » grognai-je derrière mon rougissement.

Je retournai sur Ouroboros, faussement furieux, quoiqu’un peu stressé à l’idée qu’il fût au courant de tout ce qu’il s’était réellement passé ce soir-là. Mpf ! Je devais trouver un moyen de me venger. Il voulait la guerre, il allait l’avoir !

En voyant mon reflet dans le miroir de ma chambre, je me dis que le blanc était peut-être mieux et je changeai une dernière fois ma couleur en celle d’origine.

Après réflexion, je m’étais laissé influencer par Sirius. J’étais faible.


Liesel la victime #cmoche:


Fiche de RP (c) Miss Yellow





Fiche du mage
Guilde: Aeternitas
Rang: Expérimenté
Aeternanos: 94 366
avatar
Sexe (IRL) : Masculin
Messages : 244
Voir le profil de l'utilisateur