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    ~ Cœur éphémère (I) ~






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    ~ Cœur éphémère (I) ~  par Nina Andersen le Dim 06 Aoû 2017, 17:55
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    Histoire ♦ Cœur éphémère (I)
      Cellule.


    « C’est scandaleux ! Tout bonnement scandaleux ! »

    La voix forte de Nina n’était plus teintée de sa prime colère mais tout de même. Entre les murs mal éclairés d’une cellule de garde à vue, que n’importe quel criminel enfermé dans cette prison aurait d’ailleurs considérée comme un hôtel très bien étoilé, l’odeur irritante de produits désinfectants et la sensation d’étouffement causée par l’absence de fenêtre n’aidait pas à calmer son esprit. Elle se sentait agressée, victime d’une injustice, d’un véritable scandale selon les termes qu’elle répétait depuis de longues minutes déjà.

    Elle aurait bien voulu défoncer les barreaux de cette cellule, mais la paroi qui la séparait du couloir était faite de verre trempé magiquement. De toute manière, ils avaient affublé leurs poignets et leurs chevilles de menottes en maginium. Impossibilité physique de recourir à la magie. Impossibilité pour Sirius de les téléporter. Impossibilité, de toute manière, de se révolter de façon destructrice : Bosco n’était pas un ennemi du Chrysokrone ou de la guilde. Attaquer n’aurait causé que des ennuis.

    Mais Nina ne prenait même pas la peine de réprimer sa colère. En elle, celle-ci bouillait tout son soûl ; heureusement que sa magie était bridée.

    Igni avait été scellé dans son pot par un talisman aux mêmes effets que le minerai de maginium. La jeune femme en voulait terriblement. Au monde entier. Surtout à l’homme qu’elle considérait comme son auteur préféré. Celui-là même qui menaçait de s’approprier par la force le collier de sa mère et les sceaux du Hvergelmir... si, le lendemain, les mages n’avaient pas pris la décision de les remettre de gré. L’homme dont elle n’avait jamais su, par ses biographies, qu’il était membre de la garde rapprochée de la reine de Bosco, Deneb VIII. Laquelle n’était même pas au courant des exactions de son serviteur.

    Quant à Zélos, il était assis nonchalamment sur un des lits d’appoints de la cellule, dos au mur, transversalement. Sous ses sourcils rouges et froncés, ses prunelles fixaient le mur d’en face. Il n’arrêtait pas de changer de position, même si le fin matelas n’était pas si inconfortable – il avait pris l’habitude de dormir si près d’une surface dure, fut un temps. En vérité, il se contenait. Il essayait de ne pas exploser comme Nina le faisait, encore qu’elle-même se retenait considérablement. Le problème était que s’il faisait de même, ne serait-ce qu’à son échelle, il ne pourrait pas se modérer.

    La magicienne inspira un grand coup et vint s’asseoir au côté de Zélos. Oh, ils avaient tous deux bien vite compris à quel point ils avaient des problèmes. Nina avait d’ailleurs déjà réfléchi à un plan, entre deux accès de fureur plus ou moins bien canalisée.

    « J’ai parlé à Sirius. Nous pensons que le meilleur moyen de nous en sortir tout en récupérant nos biens est de jouer leur jeu enfin, faire croire que nous le jouons. La reine n’est pas au courant de ce que Mérédir fait. Il ne connaît pas Sirius, donc ce dernier pourra le pister lorsque nous aurons remis les artefacts. De toute manière... (Elle s’adoucit, fatiguée de ses émotions.) Il n’aura pas le temps d’atteindre le prochain sceau. Igni ne lui dira très certainement rien, surtout vu la manière dont il a été traité. Du coup, nous aurons l’occasion de le rattraper et reprendre ce qui nous appartient.
    — Tu es bien optimiste, Nina.
    — C’est toi qui es défaitiste, Zélos ! Crois-tu qu’il soit bon de se morfondre, sans chercher à agir, après tout ce que nous avons traversé ?
    — La différence majeure entre toi et moi, c’est notre force d’esprit. »

    Nina se remémora Svöl. Lui revinrent en mémoire les images du passé de Zélos, dont il n’avait jamais parlé, qu’elle avait découvert ainsi. Elle l’avait vu pleurer de larmes coupables, avait entendu sa complainte, le désespoir dans sa voix lorsqu’il avait hurlé les meurtres qu’il avait commis. Sur le trajet vers la capitale, et depuis qu’ils étaient dans cette cellule, il n’avait rien dit à ce sujet. N’avait pas même prononcé bien des mots, par ailleurs.

    Quelque part... Elle était très frustrée. Elle voulait lui remonter le moral mais ha ! quelle idiote ! S’il y avait un domaine dans lequel elle excellait, c’était son incapacité à naturellement faire preuve d’empathie, d’une quelconque capacité à réconforter les gens sans être virulente car, de toute manière, tout cela était stupide. Alors tout sonnait comme si elle prêchait la bonne parole. Mais la jeune femme s’en voulait encore plus de ressentir tant de doute dans ce principe qu’elle avait cru assimiler depuis longtemps.

    Nina voulait aider Zélos.

    Pourquoi ?

    Parce que de sa neutralité, son indifférence envers cet homme, était née, à force de le côtoyer, une forme d’affection. Elle voulait en savoir plus sur lui. Elle voyait dans son aura qu’il souffrait. Que sa joie de benêt, qu’il affichait sans cesse, avait un arrière-goût amer.

    Alors elle pensa qu’avoir vécu avec lui des rappels de leurs passés respectifs serait une bonne opportunité pour agir telle une véritable camarade... Une amie, peut-être, même si cela sonnait trop étrange à ses oreilles pour y songer une seconde fois.

    La magicienne s’approcha de Zélos, toujours dans le vague de ses pensées chamboulées. Elle décida de se laisser aller à un instinct dont elle doutait de l’existence et se colla au jeune homme. Peut-être que même le contact d’une femme aussi froide qu’elle pourrait le réchauffer... En tout cas était-elle terriblement gênée par ses actes. Au point d’en trembler, son cœur battant un peu trop fort.

    Mais lorsqu’il prit doucement ses doigts fins entre ses grandes mains, tous ses spasmes cessèrent, ses joues s’empourprèrent. La brunette fit en sorte de passer outre, bien que ce fût difficile, et engagea la conversation.

    « Zélos, je... ne suis pas très douée pour cela mais j’aimerais que tu me parles.
    — De quoi ?
    — À ton avis, sombre idiot ? rétorqua-t-elle presque sèchement. De toi.
    — Ah parce que je t’intéresse, maintenant ? »

    Il éclata d’un rire sonore mais un peu trop jaune au goût de Nina. Après tout, il avait raison.

    « Oui. Parle-moi de toi et de ce qui te tracasse, Zélos. Je vois bien que tu n’es pas tranquille, ne crois pas me tromper avec tes pitreries.
    — (Ses lèvres se tordirent en un sourire forcé, pourtant il ne la regarda pas, fixant le point invisible du mur de plus belle.) Et pourquoi ferais-je ça ? Tu le ferais, si je te le demandais ? Tu comprendrais, si je t’en parlais ? T’es-tu seulement jamais haïe, Nina, toi qui es si confiante, toi qui lèves toujours la tête si haut ? »

    L’intéressée ne répondit pas, dans un premier temps. Pas assez bête pour ne pas se rendre compte de l’impression qu’elle laissait aux gens. Elle aurait pu se taire, mais la chaleur de la main çà douce, là rugueuse de Zélos enveloppa la sienne. C’était une demande tacite.

    « Mon plus grand regret est de n’avoir pas arrêté ma sœur lorsque, le jour de son anniversaire, nous sommes allées, jeunes adolescentes sans défenses, dans la forêt au-dessous de Shiero. À l’époque, Stella reluquait la ville. Je savais que c’était dangereux. Ma sœur a été enlevée par les Stellans tandis que ma maison fût brûlée, comme tous ses occupants, à l’exception de mon majordome aujourd’hui disparu. J’ai le sentiment que mon choix était mauvais : l’emmener dans la forêt pour qu’elle soit kidnappée ; s’échapper du manoir pour que nous soyons probablement calcinées avec lui. J’avais omis la troisième possibilité : la retenir dans les bas quartiers alors qu’elle parlait à son petit copain. Aujourd’hui je la cherche, mais elle est peut-être morte. »

    Zélos l’écoutait sans faire de commentaires. Il se disait qu’il s’était peut-être trompé sur son compte, songeant que peut-être, même, ce savoir nouveau pourrait endiguer les sentiments négatifs qu’il avait à son égard. Comme la jalousie. Retirer les insultes qu’il lui avait parfois lancées, comme celles sur son égoïsme, sa froideur, son incapacité à comprendre les autres. C’était pourtant bien beau de lire les auras du monde ! Mais pour se rendre à l’évidence, il devait admettre qu’elle était capable d’un minimum d’empathie. Une telle fierté devait être aussi lourde à porter que le poids du choix dont elle lui parlait. Alors, il se décida. Plusieurs heures plus tard, alors qu’aucun mot n’eût été prononcé entre temps et que le matin allait bientôt se lever.

    « J’ai vécu les neuf premières années de ma vie à l’orphelinat. »

    Nina, qui depuis tout ce temps luttait contre le sommeil, releva sa tête alors couchée sur l’épaule large et nue de Zélos.

    « Oh, ce n’était pas si terrible ! Les éducatrices étaient des anges et les autres enfants, somme toute peux nombreux, plutôt sympathiques enfin, nous nous entendions. Si je me souviens bien. Bref, si je me trouvais là-bas, ce n’était pas pour rien. Ma mère avait été l’amante d’un noble, mais elle est morte à ma naissance. À peine né que j’avais déjà tué quelqu’un ! rit l’homme aux cheveux chatoyants. Une famille d’accueil m’a adopté ensuite. Cette histoire, je ne la connus qu’une fois que mon vrai père me retrouva. J’avais bien quatorze ans... Il me reconnut et m’adopta à son tour, m’ôtant à ma famille d’accueil à laquelle, de toute manière, je commençais à faire subir ma crise d’adolescence. En y repensant, ça fait longtemps que je ne les ai pas vus... Quoi qu’il en soit. Mon père est un homme gentil, en tout cas l’était-il. Il s’occupait bien de moi malgré son travail, très bien même, je n’aurais pu rêver mieux ! Par contre, sa femme me haïssait. J’étais l’enfant de son mari avec une autre femme, après tout, et à quoi bon faire preuve de respect envers une maîtresse, même morte à ma naissance, même sachant que parler d’elle comme un chien me blessait au point de parfois rêver de la tuer à son tour.
    » Cette femme avait une fille, ma demi-sœur de cinq ans ma cadette, qui ne pouvait pas non plus me voir. Je m’accaparais son père, après tout... Dommage, pourtant. Moi je l’aimais bien, malgré son impulsivité ! Pour m’échapper de ce cocon familial mi-cajoleur, mi-oppressant, je rendais souvent visite à un vieux moine décrépi et un peu perché : celui-là même qui m’a enseigné ma magie. Que ce soit ma sœur, mon père ou lui, je ne les ai plus revus après mon dix-huitième anniversaire, lorsque j’ai quitté la maison pour rejoindre ma guilde, One Dragonfly. J’aurais pu, mais...
    » Mais j’ai tout raté. Je me reposais sur l’impression que l’on a à dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-et-un ans même, lorsque l’on n’arrive pas à s’en défaire par arrogance. Connais-tu cette impression ? Lorsque l’on se dit que rien ne peut jamais nous arriver. Que tout n’arrive qu’aux autres. Mais c’est faux, complètement faux : les échecs, ce ne sont pas juste les étrangers qui les subissent.
    » J’ai fait échouer une mission face à une guilde noire. Elle a riposté contre ma guilde et a tué tout le monde. À cause de moi, ils sont tous morts, sans moi, qui suis resté vivant. Enfin, aussi vivant qu’une sombre merde. Un moins que rien, une raclure. Puis c’est allé ainsi, j’ai pris mon mal en patience et j’ai cherché un moyen de ressusciter One Dragonfly. Le Hvergelmir s’offrit à moi ! Mais mon vœu était futile. J’ai dû me résoudre à en trouver un autre... Ramener à la vie les gens que j’avais tués, et puis quoi encore. Quel orgueil. Je ne le mérite même pas, je le sais bien, je sais comme je suis, ce que je mérite ou pas, ce que je vaux ou pas. C’est gentil de vouloir m’aider, Nina, mais c’est trop ancré en moi, maintenant ! sourit-il en se tournant vers la jeune femme au visage illisible, caressant sa joue de sa main libre. Je ne cherche pas à me repentir, de toute manière. »

    La magicienne ne répondit pas avec des mots mais se contenta d’enlacer Zélos avec douceur. Les seuls bruits de la pièce étaient leurs respirations disparates, les battements de leurs cœurs arythmiques et le son, étouffé par le sein d’une femme, de sanglots incontrôlés. Son étreinte rendue, ils s’endormirent, ne glissant le long du mur, droit sur le matelas, que lorsque Morphée les enleva définitivement pour les quelques heures les séparant d’un nouveau soleil.  

    * * *

    Ce fut un garde qui les réveilla, faisant fi de la sérénité que Nina et Zélos avaient su obtenir. Il les mena vers Mérédir. Le plan put commencer à se dérouler mais pas sans accroc...

    Ils avaient été fichés comme prisonniers. Oh, bien sûr ! l’écrivain n’allait pas faire les choses à moitié. Quitte à agir dans l’illégalité, autant le faire en toute discrétion. Les mages avaient pu récupérer Igni mais ils ne partiraient pas sans une caution. Leur guilde avait été contactée et devait venir récupérer ses deux "voleurs" dans les prochains jours, sans quoi ils seraient condamnés à croupir en prison pour deux mois au moins.

    Nina fut sereine quand Sirius, prenant les devants aussi vite que possible, lui annonça que la lettre était déjà arrivée, que Mugetsu connaissait la vérité et que Liesel Engelwald était en route pour les récupérer.

    by Nina

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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Liesel Engelwald le Dim 06 Aoû 2017, 18:01
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    Cœur éphémère (I)



    Ysaline s’était trouvée là, devant la résidence de Liesel, en sa compagnie, sans qu’elle pût le réaliser plus tôt. D’une certaine façon, elle ne se sentait pas à sa place.

    Sans explications, Liesel s’était mis à parler de fête et de sa mère, alors même qu’ils étaient arrivés au Temple de l’Automne. Quelques secondes plus tard, ils étaient devant sa porte, à Bosco. Ce n’était pas la première fois qu’elle était téléportée par surprise, mais elle trouvait le moment mal choisi.


    « Tout va bien ?
    — Je ne sais pas… Je suis venue en me disant que ça me ferait du bien, mais je me fais du souci pour Irina…
    — Au moindre problème, elle utilisera la lacryma de communication et on la rejoindra en un clin d’œil. Un jour je te montrerai qui s’occupe de tout ça. En attendant, détends-toi. De toute façon, si tu ne le fais pas, ma mère risque de te forcer.
    — C-Comment ça ?
    — Être plongé dans la neige par surprise est un excellent moyen de penser à autre chose. »

    Cläre s’était mise en tête d’organiser une fête de remerciement et de retour ou peu importe, afin de célébrer la fin heureuse des événements d’Iceberg. Liesel savait – de même qu’Ysaline, qui avait cerné le personnage – que cette idée se finirait mal, mais c’était justement pour cela qu’il était venu. Sa changer les idées était selon lui le meilleur moyen de se revigorer afin d’affronter le Malesla avec plus de panache.

    Évidemment, Liesel l’avait entraînée dans toute cette histoire. Irina avait cependant refusé, trop inquiétée par la situation et la promesse qu’elle avait faite à Helen.

     Cläre Roseliese, le retour


    Liesel ouvrit les portes de la bibliothèque, par laquelle il fallait passer pour arriver chez lui. Aussitôt les ombres du duo apparues en contre-jour dans l’encadrement de la porte, une silhouette blonde fondit sur le jeune homme.


    « LIESEL ! hurla le père qui étouffait l’albinos… ELLE EST PIRE QU’AVANT !
    — Gnh… Pire ? Qu’est-ce que tu entends par là ?
    — À son retour, elle a arrêté quarante-cinq criminels, dans quatre villes différentes ! Elle a pourchassé à elle seule un groupe d’éclaireurs Stellans ! Elle a reconstruit la mairie, avec les maçons du village ! Elle a sauvé une petite fille perdue dans la forêt, qu’elle a d’ailleurs nettoyée pour la énième fois… TOUT CA EN TROIS JOURS !
    — Quoi !?
    — Elle passe sa vie au travail… Oswald dit que c’est normal, Plume dit qu’elle est tarée, je ne sais pas qui croire Liesel je t’en supplie, aide-nous. »

    Aux yeux des deux adolescents, c’était normal PUISQU’elle était tarée, mais ils ne pouvaient pas lui dire comme cela. Elle devait bien avoir ses raisons, pensa Ysaline. Elle pensa surtout qu’elle ne devait pas laisser tomber sa famille au profit de son travail, mais ça, elle n’en dit rien.

    « Ysaline a raison. Où est-elle ? Je vais lui parler.
    — Non Liesel tu ne comprends pas… Elle est tellement occupée qu’elle n’est même pas venue à sa propre fête !
    — Il lui est peut-être arrivé quelque chose ?
    — On parle de ta mère hein.
    — Pas faux. Bon, je vais retourner en ville la chercher, Ysaline n’aura qu’à rester là si elle a envie ? demanda-t-il indirectement.
    — Pour le coup, je préfère rester avec toi… »

    Peu importe la distance qui les séparait de ce village, la pyromancienne ne voulait pas rester seule. Sans Yolagaar, dont elle avait confié la garde à Irina, elle se sentait comme nue.

    Elle fut cependant étonnée de la rapidité du voyage, puisqu’en moins de deux heures ils furent arrivés aux enceintes de fortune du village, réparées suite à l’assaut des Stellans, avant que Liesel rejoigne Aeternitas.

    Le trio s’était empressé de demander aux passants s’ils avaient vu Cläre, ce à quoi tous répondaient « mais ça fait une semaine qu’elle n’est pas sortie de la caserne ». Aussi futé que le trio pouvait être, il se dirigea vers la caserne, de laquelle rugissaient des cris de femmes.


    « HYAH ! DE QUEL DROIT INSULTES-TU LE NOM QUE JE PORTE !? VESSIE DE GRIZZLI !
    — Hum, hum. Cläre.
    — MEURS, CHIEN ! »

    Les cheveux d’Ysaline furent raccourcis de quelques centimètres et le fer de l’épée de Cläre touchait délicatement le front de la jeune fille. Au moindre spasme, elle était morte. Tétanisée par la surprise d’une telle salutation, elle ne bougea pas d’un iota.

    « Oh, mais c’est la famille ! – Elle examina sa victime une nouvelle fois. – Et la belle famille, à ce que je vois. En quel honneur ? dit-elle en baissant son épée.
    — Pour commencer, parce que ça fait une semaine que tu n’es pas rentrée à la maison, reprocha le père. Comme tu es ma seule source de revenu et de nourriture, je commençais à mourir de faim, souffla-t-il. Et puis parce que tu organises une fête à laquelle tu ne viens même pas.
    — J’étais trop occupée à m’entraîner contre ces mannequins. Concernant la fête, réfléchis un peu. Si toute la garde disparaît de la ville, qui est là pour la surveiller, eh bah personne, sauf que surprise, Cläre est là, toujours présente.
    — C’est stupide, pourquoi l’avoir organisée à la maison dans ce cas ?
    — Parce que là-bas on a des bières au frais. »

    Cette femme était donc bel et bien irrécupérable, tout le monde en avait une nouvelle fois le cœur net. S’en suivit ensuite une pseudo-dispute durant laquelle Eyrick reprochait à Cläre d’avoir tenté de tuer Ysaline, ce à quoi elle avait répondu « mais je l’ai confondue avec le maire, il n’arrête pas de me harceler ». Le maire était gros, laid, empestait le tabac froid et raclait sa gorge sans s’arrêter dans un bruit glaireux peu délicat. Mais personne n’irait faire part de ces détails à la jeune fille…

    « Tiens Liesel puisque tu es là, j’ai une course à te faire faire.
    — Hein !?
    — Le messager s’est foulé la cheville et j-…
    — Ca ne l’a pas empêché de venir jusqu’à chez nous pour boire, interrompis Eyrick.
    — Chut. Et donc j’ai besoin d’un escla-… hum. d’un coup de main pour qu’on apporte cette lettre à la capitale.
    — Qu’y a-t-il dedans ?
    — Un rapport de la situation. Avec la guerre, tous les villages doivent faire leur rapport fréquemment. À vrai dire, je ne sais pas trop ce qu’il y a dedans, et puis ils les lisent pas non plus, mais on est obligés.
    — Quand on te regarde on se dit que la guerre est à des kilomètres d’ici…
    — C’est normal, c’est moi qui ai botté leurs culs hors de ce village !
    — Oui, mais n’oublie pas de préciser le bataillon venus en renfort depuis la capitale, parce que sinon tu ne t’en sortais pas.
    — Mmh mmh. »

    Alors qu’ils étaient venus pour se détendre, le duo se retrouva mêlé aux affaires diplomatiques du village. Cependant, une information de dernière minute rendit cette tâche un peu plus digne d’intérêt.

    « Liesel, si tu passes par la capitale, tu devrais pouvoir aider Nina et Zélos…
    — Que se passe-t-il ? répondit le garçon dans son esprit.
    — Ils sont en prison. Ils n’ont rien fait de mal, mais il faudrait qu’un membre d’Aeternitas se charge de les récupérer. Comme tu y vas, tu pourras t’en charger avec Ysaline.
    — D’ailleurs, tu pourrais nous y emmener ?
    — Tu sais qu’en principe je ne suis pas un taxi ? Et que les courses des inconnus, c’est assez ric-rac niveau règlement ?
    — Je la connais, je suis de la guilde : la guilde la connaît. Allez, que Nina a besoin de nous, tu ne vas tout ne même pas l’abandonner.
    — Tu mériterais que je t’y emmène sans la lettre. »

    Liesel eut à peine le temps de prévenir Ysaline et de lui toucher l’épaule qu’ils avaient tous deux disparu.

     Allons les sauver !


    La paire ne s’attendait pas à voir se dévoiler devant leurs yeux une ville aussi belle. Liesel n’avait jamais réellement eu l’occasion de traverser le pays vers l’ouest pour visiter cette ville, de même qu’Ysaline n’avait eu que peu de libertés, enfant. Un pareil décor rassura la mage, qui, malgré les événements parallèles de Pergrande, était désormais plus détendue.

    « Tu as l’air d’aller mieux ! J’en suis ravi…
    — C’est vrai, merci. Allons aider tes camarades. J’ai hâte de rencontrer ceux avec qui tu travailles. »

    Une certaine part d’excitation était étrangement apparue au creux de l’estomac d’Ysaline. Ses papillons marquaient son envie croissante d’en savoir plus sur Liesel et ce qu’il faisait lorsqu’ils ne se voyaient pas.

    Elle n’osait pas imaginer ces mages. Seraient-ils forts ? Bien sûr qu’ils le seraient, s’ils chassaient les mages noirs. Elle pensa même à Irina, un peu triste qu’elle ne soit pas présente.

    Le groupe progressait dans les rues bondées, suffisamment larges pour que plusieurs voitures se croisent sans encombre, esquivant les piétons qui progressaient vers leur travail, hypnotisés par leur routine.

    Sirius indiqua plus précisément où se trouvait le poste des gardes. La lettre de Cläre attendrait, si Aeternitas avait besoin de lui. Comme d’habitude, l’albinos était touché de se voir confier une tâche de la part de ses supérieurs.


    « Tu es sûr que c’est bien là ?
    — Allons, allons. »

    Si la pente qui donnait sur un préau en contrebas offrait un éclairage des plus menaçants, les pas du garçon se firent assurés.

    Ysaline restait hésitante au sujet de la rencontre, peut-être serait-il mieux qu’elle fasse connaissance après leur libération, plutôt que de gêner les formalités ? Oui, c’était sûrement mieux, et puis ce n’était pas ses affaires. Elle n’aurait certainement pas envie que n’importe qui assiste à sa libération…


    « Liesel ! J’ai vu une boutique de magies et d’objets curatifs, tout à l’heure. Je te laisse t’occuper de tout ça, je vais essayer de trouver de quoi aider Irina. Je t’attendrai, disons… près de la fontaine ?
    — Si Sirius nous téléporte tous, mieux vaut rester discret. Quand tu as fini, reviens par ici, nous serons à l’abri des regards. »

    L’albinos entra dans le poste comme si le sceau de sa guilde le protégeait de tous risques. Il s’adressa au guichetier, présentant sa guilde, remerciant Sirius de lui avoir fourni le nom complet de son camarade Zélos, qu’il n’avait jusqu’alors que croisé.

    « Ah oui, l’Andersen et le Wilder. Ils sont là-bas. »


    Fiche de RP (c) Miss Yellow

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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Nina Andersen le Dim 06 Aoû 2017, 18:04
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    Entraînement 14 ♦ Cœur éphémère (I)
    Quand Nina vit arriver Liesel, elle s’avança d’un pas rapide vers lui – vers sa libération, par la même occasion –, Igni dans les bras. Zélos et elle s’étaient échangés un regard gêné, vis-à-vis de leur échange de la nuit passée, s’intimant mutuellement que cela resterait leur secret.

    L’homme, un peu plus en retrait, se frottait machinalement les poignets encore endoloris par les menottes qui venaient de lui être ôtées, tandis que la magicienne offrait un sourire reconnaissant à l’albinos venu payer sa caution avec l’argent de la guilde. Elle était aussi très gênée car mieux valait ne pas s’encombrer de détails sur le Hvergelmir pour le moment, en tout cas en ces lieux. De ce fait, Liesel resterait dans le flou sur les raisons de leur emprisonnement. Nina était juste heureuse que le Maître ait été averti de la fausseté du motif de mise en cellule...

    Et puis mieux valait se hâter. Mérédir était parti avec les artefacts et il n’allait pas attendre que les mages viennent les récupérer. La créature n’avait pas vendu la mèche concernant la localisation du dernier donjon, mais il s’était confondu en excuse en expliquant comme il le pouvait, à grands renforts de piaillements et de larmes évanescentes à cause de la chaleur, qu’il n’avait pu cacher le pays dans lequel il se trouvait. Desierto. Qui n’était pas la porte à côté.

    Apparemment, le jeune mage était venu avec une amie à lui. Il semblait plutôt impatient de la présenter à ses camarades.

    « Oh, "une" amie tu dis... » roucoula Zélos d’un air intéressé.

    Son petit air joyeux devint bleu, voire vert, lorsqu’il se prit un coup de coude malencontreux de la part de Nina à la suite de cette réplique.

    « Ce que cet imbécile veut dire, c’est que quitte à ce qu’elle ait eu la gentillesse de t’accompagner nous récupérer, nous devons lui rendre la pareille en acceptant de la rencontrer. Tout simplement. »

    Liesel rit doucement, amusé par le comportement de ses deux collègues, et entreprit de mener le petit groupe vers le lieu de rendez-vous qu’il avait donné à son amie après avoir caressé Igni, tant il était mignon. Toute cette attention portée sur le petit être, lequel avait tout de même passé de longues heures enfermé dans son pot par des inconnus somme toute agressifs, l’emplissait de joie au point que de la vapeur s’échappât de son corps visqueux !

    by Nina

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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Liesel Engelwald le Dim 06 Aoû 2017, 18:05
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    Cœur éphémère I



    Quand le trio sortit du poste, ils purent constater la jeune fille faire les cent pas devant la porte, un sac en papier dans la main.

    « Tu as fait vite, s’étonna Liesel qui n’était pas resté à l’intérieur très longtemps.
    — Tout était au même endroit. »

    Ysaline, toute excitée de rencontrer les membres de la guilde, s’approcha lentement mais à grand pas de la seule fille autour d’elle.

    « Bonjour, je m’appelle Ysaline ! Je suis ravie de rencontrer une autre membre de sa guilde… Il ne m’en parle que très peu.
    — Nina, enchantée. »

    Nina resta aimable et c’était tout ce que Liesel espérait d’elle, surtout après les événements qui lui étaient arrivée. Il avait beau ne rien en savoir, il était facile de deviner que la joie n’avait pas été au rendez-vous.

    À vrai dire, la femme s’étonna de ne pas voir son acolyte dragueur sauter sur la demoiselle, une rose à la main et des dizaines d’autres en guise d’arrière-plan. Elle nota cependant la paralysie soudaine de la jeune fille qui maintenait son regard fixé sur celui de Zélos, tout aussi inerte.


     Réunis


    Le sac que portait la dresseuse de rapaces tomba, ainsi que tout son contenu.

    « T-Toi… »

    Elle était loin de se douter que ses aventures finiraient par la guider vers ce qu’elle avait toujours cherché à fuir.

    « Ça alors… Ysaline.
    — Zélos… »

    Personne ne bougea, à l’exception des mains de la pyromancienne qui se verrouillèrent autour de braises. Les poings fermés, le sort en charge, elle tenta de contenir ses émotions du mieux qu’elle pouvait, malgré le ton sec qui la trahissait.

    « Je ne savais pas que Liesel te connaissait.
    — On s’est surtout croisés dans la guilde, on ne peut pas dire q-…
    — AAAAAAAAAAAAH !!! »

    Coupé dans sa phrase, Zélos reçut le poids entier de la jeune fille sur son corps, qui l’étranglait contre le sol. Malgré la surprise de cette attaque, les deux mages réagirent, enfermant aussitôt la demoiselle dans une camisole de papier, menacée par quelques dagues.

    « Je vais te tuer Zélos ! Je vais te tuer ! Comme tu m’as assassinée en t’accaparant mon père ! Tu n’es qu’un voleur ! Un assassin ! Je vais te tuer ! »

    Elle s’était retrouvée face à lui sans y être prête : son demi-frère, celui qui, à son arrivée, réunit toute l’affection du paternel, cette même affection qu’elle ne recherchait même plus, à cette époque, isolée par la terreur de souffrir des refus.


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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Nina Andersen le Dim 06 Aoû 2017, 18:07
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    Entraînement 14 ♦ Cœur éphémère (I)
    « Qui est ce garçon, maman ?
    — Un indésirable. Ne te préoccupe pas de lui, Ysaline, ordonna la femme.
    — Mais pourquoi papa lui fait des câlins ?
    — Parce qu’il semble l’aimer plus que nous. » répondit la femme avec une amertume non dissimulée.

    Voilà comment Zélos lui avait été présenté lorsqu’il était arrivé au manoir. Il lui ressemblait. Mêmes cheveux, traits en commun... Mais elle ne l’avait jamais vu auparavant.

    En ce jour elle le revoyait, et à vrai dire, elle aurait préféré que cela n’arrive jamais.

    Nina et Liesel ne furent pas prêts à la voir hurler comme elle le fit, sauter ainsi sur le mage dans une transition d’humeur aussi brute qu’une combustion spontanée. Autant dire que Nina réagit au quart de tour et que la jeune fille fut arrêtée dans son élan strangulateur à grand renfort de magie. Bien qu’elle fût au courant d’une telle haine, elle n’avait pas songé en être témoin aussi vite !

    « Elle est complètement folle, ton amie, Liesel. » asséna la brunette d’une voix d’outre-tombe, lames pointées sur le corps tout entier d’Ysaline.

    Zélos se releva difficilement, à cause d’un frein plus psychologique que physique. La fille était un poids plume, à première vue, et ne lui avait pas fait bien mal, même si elle aurait pu : il ne s’était même pas défendu sous la surprise. Il s’essuya le coin des lèvres et se releva, sourcils froncés, quelques gouttes de sueur due à l’adrénaline s’étant invitées sur son visage. Il ne semblait pas si touché que cela mais... Ce n’était qu’une apparence.

    L’albinos tentait de demander à Nina de reculer ses armes d’Ysaline, qui était immobilisée, mais au vu de la colère toujours présente de cette dernière, elle retint son regard noir. Alors la magicienne déploya tout son potentiel aethernanique afin d’intimider la rouquine... Provoquant le tremblement, magistralement canalisé, du métal tout autour.

    « Essaye seulement de lever la main sur lui de nouveau et ton joli minois ne sera pas épargné. »

    by Nina

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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Liesel Engelwald le Dim 06 Aoû 2017, 18:10
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    Cœur éphémère I



    Menacée à mort, la pyromancienne imagina un instant un moyen d’éloigner cette Nina et de tuer Zélos.

    « Hey ! Mais calme-toi enfin ! Qu’est-ce qu’il t’arrive d’agresser quelqu’un comme ça ?
    — Mon frère, je t’en ai parlé, c’est lui !
    — Calme-toi, je n’ai pas envie que Nina t’attaque parce que tu ne sais pas gérer tes nerfs. »

    Liesel put le sentir, il venait de la vexer. Mais dans l’immédiat, c’était le cadet de ses soucis : il voulait surtout évider un drame.

    « Écoute, nous allons apporter cette lettre au palais, puis retourner à Pergrande, pendant que Nina et Zélos vaquent à leurs occupations. Si tu veux te défouler, tu n’auras qu’à te battre contre moi.
    — C’est lui que je veux tuer ! »

    Les dagues se rapprochèrent et les objets métalliques à portée vibrèrent plus vivement. Étrangement, le plus intimidé dans l’histoire était Liesel, qui s’efforçait de jouer le médiateur.

    « Ysaline, il se passe des choses bien plus graves autour d’Irina, tes histoires doivent malheureusement attendre. Et quand bien même, fais bien attention : il est plus fort que toi, sans compter que Nina ne te laissera pas faire. Si tu n’acceptes pas de te calmer, considère au moins que c’est perdu d’avance. »

    Elle détendit ses muscles. Peut-être prit-elle conscience qu’elle ne souhaitait pas tant que ça mourir ? Ou bien l’évocation des histoires de Pergrande l’avait calmée ? Quoi qu’il en fût, elle accepta de ne pas l’attaquer, pour le moment.

    Malgré une certaine méfiance, Liesel dissipa les liens, constitués d’ailleurs du sac qui contenait les objets qu’elle avait achetés pour aider son amie infirmière.


    « Dépêchons-nous, je ne veux plus croiser sa route. »

    Elle s’en alla, laissant l’albinos face à ses camarades.

    « Je suis désolé pour ce qu’il vient de se passer… Elle est à cran, nous venons de… ’’perdre’’ un ami à nous. Elle n’est pas comme ça d’habitude. »


    Fiche de RP (c) Miss Yellow

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    Re: ~ Cœur éphémère (I) ~  par Nina Andersen le Dim 06 Aoû 2017, 18:10
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    Entraînement 14 ♦ Cœur éphémère (I)
    Voyant que Liesel se donnait bien du mal pour retenir Ysaline, Nina s’adoucit, du moins suffisamment pour calmer sa hargne silencieuse envers la cadette. D’un geste de main, elle ramena à ses primaires occupations le badaud qui, effrayé, regardait la scène, avant de réunir ses armes dans leur dimension de stockage. Zélos n’avait plus rien prononcé depuis ses derniers mots et se contentait de détourner les yeux des deux mages d’Aeternitas.

    « Je me fiche bien de savoir ce qui la met dans cet état ou son caractère habituel. Ce que j’ai vu me suffit amplement, pour l’instant. En tout cas, je te remercie, Liesel, de l’avoir ramenée à la raison. »

    Après quoi elle partit, saluant l’albinos. Le frère haï fit de même, forçant un sourire jovial et une expression énergique, qu’il laissa néanmoins tomber à la seconde même où leurs visages ne se firent plus face.

    « C’est donc de cette demi-sœur que tu me parlais, l’autre nuit... Désolée mais elle n’est pas finie.
    — Ne dis pas ça, elle a, hum, ses raisons. Et puis j’ai fini par l’accepter, cela ne m’affecte plus tellement, sourit-il.
    — Si tu le dis... Mais trêve de palabres, nous avons perdu du temps ! Il nous faut rattraper Mérédir avant qu’il n’atteigne le Hvergelmir, et pour cela, il n’y a qu’un moyen. »

    Lorsque Zélos eut acquiescé fermement, la jeune femme sollicita Sirius à haute voix.

    « Il a utilisé un mage téléporteur pour se rendre à Desierto. J’imagine qu’il a compris que les donjons se trouvaient toujours dans des lieux difficiles d’accès et transpirant la magie : il se trouve plus précisément aux abords de la Tempête éternelle.
    — Pui, puii, s’alarma Igni.
    — J’en ai entendu parler, s’enquit Zélos. Il s’agit d’une tempête de sable immobile et perpétuelle au cœur du désert. Bien sûr, il est très difficile d’y accéder. Ce n’est donc pas étonnant que le Hvergelmir s’y trouve... Finalement, tu as bien fait de ramener cette petite chose gluante, NinAAAAAAH ! BON SANG MAIS C’EST CHAUD ! »

    by Nina

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