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[Entraînement 14] Cœur éphémère (II)

Lun 07 Aoû 2017, 14:22
         

Entraînement 14 ♦ Cœur éphémère (II)
  Mérédir.


Lorsque Nina, Zélos et Igni réapparurent, les deux premiers furent pris d’un intense vertige. La jeune femme frappa même le sol de sable brûlant sous un soleil de plomb. La différence de température était conséquente et seul Igni, dans son élément, semblait en pleine forme. Zélos aida la magicienne à se relever et, pour une fois, elle l’accepta, ce qui lui fit plaisir, mais il secoua la tête. La Tempête éternelle trônait au loin, entourée de nuages de sables qu’elle formait et avalait en continu, sans pourtant tourner autrement que sur elle-même. Mérédir s’y trouvait certainement, comme les artefacts du Hvergelmir et le dernier donjon.

Le vent brûlant du cœur du désert frappait le visage des aventuriers chaque pas un peu plus. Et tous les mètres qu’ils parcouraient devenaient de plus en plus difficiles, leurs chaussures semblant fondre en s’enfonçant difficilement dans le sable doré, comme s’il ne suffisait pas que cela ralentît leur allure. Igni n’avait pas à se plaindre, lui qui volait sous sa forme incandescente, guidant les deux mages vers la tour de vent et de sable.

« Comment ça se fait que... ? marmonna Zélos.
— Qu’y a-t-il ?
— Hm ? Oh, je parlais à voix haute ? Je me demandais comment il avait pu se faire une idée si précise de l’emplacement du Hvergelmir sans les informations d’Igni... Quand j’ai moi-même collecté celles sur les autres donjons, j’ai fait face à bien plus de difficultés. C’est rageant.
— Ses moyens royaux, peut-être ? ricana Nina. Vu sa position, il ne doit pas avoir eu besoin de l’accord de la reine pour avoir accès à certains documents. Puis, c’est un écrivain... »

Nina pesta. Ce fut son auteur préféré... Aurait-elle encore la force de lire et aimer les œuvres qui l’avaient fait vibrer à chaque chapitre ? Pourtant, il y avait quelque chose de plus important à faire à présent. Elle s’était trop investie dans la quête du Hvergelmir au côté de Zélos qu’elle ne pouvait pas laisser Mérédir ruiner tant d’efforts.

La Tempête éternelle était toute proche désormais. Il n’y avait rien aux alentours... hormis un grand homme encapé aux cheveux blancs, que le vent ébouriffait plus qu’ils ne l’étaient déjà. L’écrivain déployait déjà toute sa puissance æthernanique. Pour sûr avait-il remarqué la présence des mages et d’Igni...

« Il me semblait bien avoir compris que vous n’étiez pas des mages comme les autres. De là à songer que vous puissiez vous trouver ici, à mes côtés et si vite... Quel est votre petit secret ? sourit l’homme en se tournant vers ses adversaires.
— Il est secret, justement. Nous n’allons tout de même pas être loyaux envers vous, Theserin Mérédir, qui avez volé nos biens et sali notre réputation, cracha Nina.
— Alors qu’allez-vous faire ? M’attaquer, me tuer, et vous rendre dans le donjon pour formuler un vœu de pacotille qui n’aidera personne ? Quel est donc ce vœu, après tout, Nina ? Me trompé-je ? »

L’intéressée ne sut pas ce qui l’exaspérait le plus entre le ton suffisant de Mérédir et le fait qu’aucun mot ne s’échappait de ses lèvres. Elle ne savait plus quoi dire car, effectivement, elle ne savait rien. Elle n’avait jamais demandé à Zélos la nature définitive de son vœu et le regrettait à cet instant. Il n’était plus question de ressusciter les membres de son ancienne guilde, mais qu’en était-il maintenant ? Alors elle le regarda, inquisitrice, mais il se contenta de croiser ses bras derrière sa tête et regarder ailleurs.

« Vous ne vous trompez pas... » ricana nerveusement Zélos.

Avant même de laisser le temps à Nina de chercher à en savoir plus, le garde royal laissa exploser sa voix jusqu’alors plutôt tranquille. Les æthernanos autour de lui s’excitèrent. S’il devait y avoir un combat, il ne se finirait pas en une seule attaque... Ou bien la victoire ne reviendrait pas aux deux cadets.

« Alors passez votre chemin ! Je ne peux pas abandonner devant un vœu égoïste. La vie de la reine Deneb est en jeu.
— Vous voulez donc sauver la reine ? En lui accordant la vie éternelle, peut-être !
— En anéantissant Stella. D’ailleurs... Je me suis renseigné sur vous deux, Nina Andersen et Zélos Wilder. C’est pourquoi je doute que vous ne cherchiez à m’empêcher d’entrer dans le donjon, maintenant... mademoiselle. N’est-ce pas également votre objectif ? Quitte à y être... (Il s’approcha de Nina et planta son regard dans le sien.) Autant m’accompagner.
— Vous plaisantez, Nina ne ferait pas ça. » rétorqua Zélos, sévère.

Il déchanta en constatant que la magicienne gardait le silence.

« Ni... na ? Haha, arrête, c’est pas le moment de blaguer ! Et pour que ce soit moi qui te le dise, il faut quand même que ce...
— Détruire Stella ?
— Stella-même. Stella tout entier. Simplement en formulant la demande. Rayer ce pays de la carte avec tous les problèmes qu’il cause réglerait nombre de problèmes, dont celui qui me tient le plus à cœur ! Sa majesté Deneb VIII pourrait alors vivre plus longtemps ! Voilà pourquoi je ne vous rendrai pas les sphères et le collier. »

Le simple rappel du bijou de sa mère donna une gifle à Nina. Perdue dans l’ultimatum, en proie au doute. Laisser Mérédir détruire Stella, trahissant ainsi Zélos ? Comment pourrait-elle encore garder la tête haute en trahissant un compagnon après chaque laïus qu’elle avait proféré concernant la confiance ? Définitivement, ce serait impossible. Elle releva la tête et parla fermement.

« Je ne me rangerai pas de votre côté, Mérédir. J’ai parcouru ce chemin avec Zélos et je le terminerai avec lui.
— Ce garçon ne vous vengera pas comme moi je le peux.
— Je détruirai Stella moi-même ! Enfin... Je me donnerai les moyens de le mener à sa perte. J’aimerais, pourtant, vous suivre, mais c’est impossible. En tant que mage d’Æternitas, je ne peux laisser votre souhait détruire des vies innocentes... bien que je haïsse les Stellans, il faut se rendre à l’évidence. Tous ne sont pas soumis au joug de leur roi. Ma sœur se trouve peut-être dans ce pays et le détruire ainsi la tuerait, si... elle n’est pas déjà morte...
— Bien. Tant pis. Cela ne m’empêchera pas de poursuivre, avec ou sans vous, soupira Mérédir en haussant les épaules. Allez-vous-en. Ne cherchez pas à m’empêcher de sauver ma reine bien-aimée. »

  Tempête.


Comme personne ne bougeait d’un iota, hormis Igni qui semblait apeuré par l’homme au point de trembler dans la jarre qu’il avait réinvestie. La Tempête éternelle et le sable brûlant auraient la charge de compliquer le combat qui s’annonçait alors. D’ailleurs, le rictus du garde royal laissait présager que tout irait bien pour lui. Jusqu’alors, son pouvoir était resté secret. Il tendit le bras et, tout autour de lui, le sol s’embrasa de flammes bleues et réapparut en cendres.

Zélos, alerte et surtout plus expérimenté, voyant que Nina était trop lente à réagir, l’attrapa brusquement par la taille et porta un violent coup de pied qui les propulsa quelques mètres plus loin. L’endroit où ils s’étaient trouvés une seconde auparavant était enveloppé d’une bourrasque gris pâle, embrasée d’un bleu hypnotisant.

« Nina, ne doute pas face à lui, parce que je te garantis qu’il n’est pas là pour rire. »

Un petit "oui" sortit péniblement de la bouche de la jeune femme qui se débarrassa en vitesse de ses hésitations. Elle avait choisi son camp et allait s’y tenir ! Une multitude de lames l’entourèrent d’une triste monotonie lui faisant regretter de nouveau ses précieuses dagues. De la foudre, ensuite, enroba chaque lame et main de la magicienne. De nouveau face un mage calorifère...

L’homme aux cheveux rouge puisa dans son énergie pour s’entourer d’une lueur flavescente qui augmentait sa force. Mérédir ne semblait pas très mobile, plus à même de combattre à distance, ce qui procurait plus d’optimisme au jeune mage. Il para son poing puis fonça l’abattre sur le crâne de l’écrivain, celui-ci para d’une seule main. D’entre ses doigts sortit en un éclair une nuée de cendres ardentes, arrachant une grimace de douleur à Zélos. Pourtant, il put venir à bout de ses tourments pour asséner un coup de tibia, renforcé, dans les côtes de Mérédir, lequel chuta dans un nuage ensablé.

Nina n’attendit pas qu’il se relève pour planter ses épées dans le sable autour de lui. Une clôture électrique l’empêcherait de s’enfuir par les côtés, une immense sphère le maintiendrait au sol depuis les cieux. Elle invoquait son sort Rafeind. Le combat devait être rapide. Sans quoi, leur énergie s’amenuiserait et elle-même tomberait, puis Zélos tomberait, et quand bien même la victoire leur reviendrait au final, ils n’auraient plus rien pour le Hvergelmir. Pour peu que les cadets gagnent : leur condition physique devait rester bonne.

Comprenant la stratégie d’enfermement de Nina, Zélos retourna à ses côtés. Il en profita pour esquisser quelques gestes et Mérédir se retrouva au cœur d’une prison supplémentaire alors qu’il s’échappait à peine de la première, d’intensité trop faible. D’un mouvement de la main, la pression autour de lui s’accrut lourdement et il tomba au sol, le sable lui brûlant les joues.

Le Rafeind était prêt. Un cri accompagna sa chute, mais ce n’était pas celui de Mérédir, dont le corps transformé en cendres avait réapparu juste derrière la jeune femme. Une lame cendrée et incandescente fichée dans son abdomen, elle se sentit brûler de l’intérieur, tout comme de l’extérieur, sous ce cagnard qui n’arrangeait rien.

Un coup de pied d’une violence inouïe propulsa de nouveau l’écrivain dans le sable, frappant des rochers qu’il détruisit sur son passage. Zélos, haletant, le regardait avec haine. L’odeur de chair brûlée laissait présager de la portée de son attaque. Ce qui étonna le magicien fut néanmoins la piètre résistance physique de Mérédir. Malgré le dégagement æthernanique qui émanait vivement de lui, son corps accusait plutôt mal les coups portés par Zélos. Ce dernier afficha un rictus et se précipita vers l’adversaire qui ne tarda pas à se relever, le sable devenant cendres autour de lui.

Des arcs électriques jaillissaient du corps de Nina. Elle avait été protégée de dommages internes irréversibles mais sa peau semblait brûler à cause du sable sur lequel elle reposait. La jeune femme crépitait, son corps tremblait lui aussi. À vouloir utiliser trop de magie d’un coup, elle avait sous-estimé les lésions résiduelles de son organisme dues à l’opération...

Tandis que Zélos se battait contre Mérédir à quelques dizaines de mètres de la Tempête éternelle, le cadet faisant tout son possible pour éloigner l’adversaire de la tornade contenant le Hvergelmir, Nina se relevait et se concentrait autant qu’elle le pouvait.

Zélos se rendit vite compte qu’il avait sous-estimé les capacités de combat rapproché de Mérédir. Certes, sa défense était mauvaise, mais les coups qu’il portait, brûlants de cendres et de flammes bleues, se succédaient sans discontinuer. Le nuage grisâtre qui les entourait rendait les manœuvres complexes. Cela couplé à la rapidité des enchaînements, la magicienne se demandait si elle serait capable de viser correctement en attaquant d’aussi loin, avec ce qui venait de lui arriver...

Elle tenta tout de même de canaliser son pouvoir et calmer les arcs électriques devenus fous autour d’elle. Il fallait qu’elle se dépêche. Les hommes se blessaient mutuellement ; il ne fallait pas que Zélos tombe le premier. Et puis... Elle s’en voulait d’être aussi inutile.

De son côté, Zélos redoublait d’ingéniosité pour pallier les déplacements imprévisibles de Mérédir sous sa forme de cendres. Il ne pouvait se déplacer que de quelques mètres comme cela, mais leur proximité avec la Tempête éternelle était dangereuse. Le moindre contact avec le mur de vent pouvait les propulser dans le Hvergelmir.

Il trouva difficilement le moyen de ranimer son aura flavescente, au prix d’un brin de peau brûlée. Cela guérirait vite. N’utilisant que ses membres gauches pour se battre, car le terrain lui imposait de garder un pied d'appui sous peine de glisser sur le sol ardent, il commençait à fatiguer considérablement. Sa main droite, elle, était occupée à concentrer son qi au maximum, tant et si bien que des veines saillaient, plus encore que d’habitude, au point d’être visibles malgré son gant. Le tissu à moitié lacéré enveloppait des doigts contractés au maximum.

Zélos se demandait pourquoi Nina n’agissait pas, mais... D’une certaine manière, cela le rassurait. Elle ne serait pas blessée de nouveau. Elle ne risquerait pas d’en mourir. Mérédir était trop fort pour elle dans son état actuel, incapable de contrôler son pouvoir correctement.

Après un nouveau coup de tibia, cette fois à-même le crâne, le magicien assomma l’écrivain quelques secondes, comme en témoignaient ses pupilles dans le vague. Il en profita alors. Son corps s’entoura de lumière, sa main droite, plate et dure comme une épée, se para d’une sphère d’énergie. Et se planta directement dans le ventre de Mérédir qui tomba au sol, rigide, dans un hurlement. Mais Zélos ne fut pas dupe. Il n’avait pas été le seul à causer sa défaite.

Un peu plus loin, Nina souriait, se tenant difficilement debout. Elle avait passé les dernières minutes à créer un chemin de dagues et d’épées sous le sable, vers Mérédir. Elle avait déchargé toute l’électricité qu’il lui avait été possible de libérer au moment exact où l’homme avait touché de ses pieds la dernière lame de la chaine.

  Accalmie.


L’écrivain était au sol, peut-être évanoui. Face contre une terre de sable et de cendres. En vie.
Zélos se précipita sur la brunette après quelques inspirations et la soutint sur son épaule. Il était inquiet de son état : en de pareilles conditions, pénétrer dans le Hvergelmir était impossible... Pourtant, ils ne pouvaient pas laisser Mérédir s’y rendre.

« Que faire... murmura-t-il sans se rendre compte qu’il était entendu.
— Commencer par récupérer les artéfacts ? proposa Nina dans un rictus. Et me lâcher, aussi. J’apprécie le geste et t’en remercie, mais de cette façon, j’ai l’impression d’avoir tout donné pour ce combat. (Elle s’assombrit) Alors que j’ai été inutile. »

Après un instant de blanc, Zélos éclata d’un rire nasal et tonitruant ! Il regardait Nina, hilare, pour lui signifier que ses derniers propos n’étaient qu’une immense blague. Puis il resserra son emprise sur elle juste pour l’embêter et comme sa fierté bafouée la faisait rougir, il prit cela comme une petite victoire. En réalité, elle rougissait surtout du contact physique qu’ils partageaient, mais le magicien ne s’en serait pas rendu compte de toute façon.

« Tu l’as achevé, banane !
— B-Banane ?! »

Elle n’avait pas l’habitude d’être insultée. D’ordinaire, c’était plutôt l’inverse !

« Banane. Une véritable quiche, non mais sérieusement. Tu l’as achevé.
— Tu as fait tout le boulot ! se défendit-elle. Je n’ai servi à rien durant tout le combat si ce n’est...
— Bah parce que tu ne contrôles pas encore tes nouveaux pouvoirs. Ton corps n’est pas habitué à ta seconde origine et c’est comme si elle parasitait ta magie, tu n’as pas à t’en vouloir, tu n’as rien demandé après tout Moi, je trouve que tu as été héroïque ! s’enthousiasma Zélos en levant un pouce.
— Ben voyons...
— Par contre, je refuse que tu me suives dans le Hvergelmir dans un état pareil ! »

Il l’amena avec lui jusqu’au corps de Mérédir et récupéra sa sacoche. Elle contenait bien tous les artefacts et, Zélos les ayant côtoyés suffisamment souvent, il pouvait jurer que c’étaient les originaux. Nina affirma de même en ce qui concernait le collier. Il n'aurait de toute manière pas eu le temps de fabriquer des contrefaçons.

« Mais nous devons éloigner Mérédir...
— Ramenons-le au palais royal, à Bosco. Je suis certaine que lorsque nous auront tout expliqué à la reine, elle saura quoi faire de son larbin. » asséna sèchement Nina.  

* * *

Il fut peu aisé d’obtenir une entrevue avec la reine. L’arrivée au palais avec sur le dos Theserin Mérédir, membre de sa garde, blessé et évanoui – même si Zélos n’avait pas rencontré tant de difficultés à le soulever –, dans un état pire que ceux qui l’amenaient, n’avait pas fait bonne impression. Pas plus que leur proche passé judiciaire, bien que totalement fallacieux.

L’écrivain avait vite repris connaissance toutefois. Nina avait usé de son éloquence dans sa version la plus à même de convenir à la noblesse pour se faire entendre et effacer toutes les suppositions criminelles dont elle et Zélos étaient victimes. Igni avait même, une fois, bondi de sa jarre pour piailler face à un garde afin de le convaincre du bien-fondé des propos de la magicienne. Celle-ci avait été touchée et amusée de voir le garde interdit face au langage totalement inconnu de la créature.

Finalement, Nina, Zélos et Theserin Mérédir furent soignés et préparés pour faire face à la reine Deneb VIII. L’écrivain n’avait pipé mot. Il savait qu’il avait échoué, mais il savait aussi qu’il n’avait pas le droit de laisser exploser sa haine et sa colère envers le groupe de mages. Pas dans l’enceinte du palais, en tout cas. Pas au plus près de sa bien-aimée reine.

Dans la salle du trône, où Mérédir se trouvait déjà, ayant été appelé en avance, l’on ne pouvait manquer la reine. Au centre de l’immense salle, son visage doux entouré d’une couronne finement détaillée semblait observer le groupe qui lui demandait audience. Même si, comme l’expliqua un garde, par habitude, elle ne percevait que leur dégagement magique, puisqu'elle était aveugle.

Sitôt parvenus devant le trône, où l’écrivain était agenouillé aussi bas qu’il le pouvait, Nina et Zélos firent de même la révérence, l’une plus habilement que l’autre, et même Igni tenta de se pencher, mais ne réussit qu’à faire tomber son pot.

« Puiii... » gémit-il.

La reine sembla s’approprier la situation et sourit, amusée. Puis, reprenant son sérieux, elle laissa parler sa voix. Une voix douce et terriblement calme, mais aussi lointaine qu’un écho. Pourtant, elle n’était qu’ici, à quelques mètres d’eux, les toisant de son regard invisible.

« Mages, je vous remercie d’avoir ramené Theserin auprès de moi. Je suis au courant de ce qu’il s’est passé. Un garde m’a rapporté vos propos, Nina Andersen, Zélos Wilder.
— Majesté, se contenta de dire Nina, par convenance.
— Theserin a voulu bien faire, ainsi ne sera-t-il pas puni, quand bien même il a transgressé la parole qu’il a jurée. Et vous, qui avez essayé de l’arrêter, et qui l’avez blessé, ne le serez pas non plus. Par ailleurs, soyez rassurés. Aucune information concernant le fameux Hvergemlir ne quittera cette salle.
— Votre Majesté, tressaillit Mérédir, j’ai voulu vous sauver...
— Je sais bien, Theserin, sourit la reine. Mais tu as désiré sauver ma vie en mettant en péril celle de nombreux innocents tout aussi victimes de Stella que n’importe lequel d’entre nous.
— J’aurais pourtant pu-...
— Je ne veux plus rien entendre à ce sujet, Theserin, répliqua Deneb VIII doucement mais sans détour. Quant à vous, mages, je vous prie de l’excuser pour les dommages qu’il vous a causés. En guise de compensation, la capitale vous offrira l'hospitalité jusqu’à ce que vous soyez rétablis. »

Nina et Zélos remercièrent et saluèrent une dernière fois la reine qui les fit disposer. Theserin se trouvait encore dans la salle du trône au moment où ils quittèrent le palais, se retrouvant dans les rues une nouvelle fois mais ce coup-ci, ce ne serait pas en prison qu’ils passeraient la nuit.

« C’est une reine bien aimable... fit remarquer Zélos en un rictus.
— L’essentiel est que nous ayons récupéré les sceaux et mon collier, sourit Nina. (Elle lança un regard étrangement doux à Zélos, lequel lui rendit.) Et si nous allions directement juger de la qualité de cet hôtel princier qui nous a été si aimablement proposé ? Nous repartirons pour la Tempête éternelle demain, après les préparatifs. Sirius se chargera avec plaisir de surveiller la zone. N’est-ce pas Sirius ?
— Vos désirs sont des ordres, ô Grande Maîtresse Nina à laquelle je suis totalement dévoué... soupira Sirius dans un grommellement.
— Qu’est-ce qui t’arrive, encore ?
— Boah, rien, rien. »

Et en route, Zélos tomba dans une bouche d’égouts dont la plaque s’était mystérieusement dérobée sous ses pieds.

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Nina Andersen
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Lun 06 Nov 2017, 23:18
         
Eh bah... On peut dire qu'ils ont eu chaud ! (Tuez-moi.)

C'est un entraînement, donc 500 points, avec un beau S+, s'il vous plaît, donc 500 points encore, ça fait mille, bravo madame.

Il y a 227 lignes, je t'accorde une confiance aveugle (celui qui m'a autorisé à corriger est un imbécile), donc 2270.

Il n'y a pas la perfection, malheureusement...
Liesel se permet de dire ça alors que ses textes sont des torchons grammaticaux:
« Ne s’échappait »
« Que vous ne cherchiez »
« Comme personne »

100 pour la cohérence, c'est parfait.

Originalité, mmh... allez va pour 50 (c'est constructif ça, tiens).

Pour l'histoire, ah là pour le coup, j'ai été transporté. Bon peut-être pas jusqu'aux confins de mon âme, allons allons. Mais j'ai aimé l'espèce de tension qui marque ce combat, important en plus puisque c'est un éventuel tournant pour la suite de la quête ! 400.

Rendu bah comme d'hab, 100. Dommage que les deux premières musiques soient pas tip-top en qualité, mais je sais comme il est dur de ne serait que TROUVER les soundtracks de Granblue...    Parce qu'elles sont biens.

Humour, même si c'est pas digne d'un spectacle de Kev Adams qui est le meilleur comédien du monde, je vais te donner 200. Tu m'énerves, t'arrives à faire un truc sérieux et mettre des bouts drôles... Et puis la chute, dans tous les sens du terme...

Rédaction, j'ai trouvé ça très bien, 300 donc.

Ça nous donne un total de 4 395 Aethernanos !



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Liesel Engelwald
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