RSS
RSS
AccueilAccueil  
  • Sujets actifsSujets actifs  
  • FAQFAQ  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • ConnexionConnexion  
  • AccueilAideRechercheMagesGuildesCarteSujets actifsMagicbox !
    ConnexionS'enregistrer

    La Roche la plus Dure






    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

    La Roche la plus Dure par Liesel Engelwald le Mer 13 Déc 2017, 01:39
    avatar
    Sorcier travailleur
    Voir le profil de l'utilisateur








    La roche la plus dure



       Magie disparue


    Spoiler:
    Comme les textes se suivent, je vais essayer de prendre l’habitude de faire un rapide récap’, au cas où.

    Liesel, Ysaline et Amadeus se sont mis en route en direction de la source du feu, à travers la Vallée des Arches. Les chasseurs leur ont offert le gîte pour les remercier de leur aide face au Dieu Requin, mais Liesel n’a plus de magie et ses relations avec Amadeus sont assez tendues…

    « Et tu as une idée de comment ils pourraient revenir ? »

    Derrière la lacryma qui déformait son visage, Plume réfléchissait. Liesel lui avait tout raconté : son combat contre Desdemona, Helheim, ses pouvoirs disparus. Ce qu’il voulait surtout savoir, c’était s’il pourrait à nouveau utiliser sa magie.

    « Tu en sais plus que moi sur Yggdrasil, mais je peux te confirmer plusieurs choses. Premièrement, seul le temps te rendra tes pouvoirs.
    — J’imagine que tu n’as pas d’ordre d’idée…
    — La structure d’Yggdrasil est très complexe. Il prend racine dans le passé et dans le futur, la sève qui coule en lui est vieille de plusieurs siècles mais n’est également jamais née. Ce pouvoir, il ne peut bien sûr pas s’en servir dans la réalité tangible.
    — Ce serait trop facile…
    — Mais dans certains lieux… La Forêt des Anges et l’intérieur des grimoires sont des domaines qui lui appartiennent, décrochés de la réalité. Là-bas, le temps n’a pas autant d’influence qu’ici…
    — Alors ?
    —Tu étais au cœur d’Helheim, Yggdrasil a très bien pu… Je n’en sais rien, emprunter les pouvoirs de ton futur toi pour les te les offrir quand tu en avais besoin. Mais ce n’est qu’une hypothèse.
    — Si c’est le cas, alors ils reviendront quand elle aura fini de drainer la quantité qu’elle m’a offerte durant le combat…
    — Elle ?
    — Mmh, oui. Je l’ai rencontrée et elle m’avait plutôt l’air d’une femme.
    — Oh. Dire que nous l’appelions ‘l’Ancien’ tout ce temps. »

    Elle resta placide, mais ce quiproquo amusa Liesel.

    « Mais n’oublie pas qui elle est. Elle peut prédire quantité d’avenirs possibles. Je suis certaine qu’ils te reviendront quand tu en auras réellement besoin.
    — Parce que j’en avais pas besoin quand un requin était à dix centimètres de ma face !?
    — Pour elle… non.
    — Alors c’est que ça n’annonce rien de bon pour la suite… »

    Après quelques salutations, la conversation se finit et Liesel relâcha un énorme soupir en pensant au dernier élément du dialogue. Utiliser sa magie était devenu un réflexe, à force de manier des centaines et des centaines de feuilles différentes, il arrivait que certaines réagissent à ses émotions ou se déplacent assez rapidement pour donner l’illusion de devancer ses ordres. Maintenant, le papier ne lui servait à rien.

    Plus tard dans la matinée, le groupe était déjà de l’autre côté de la Vallée, sur le dos de Marglah. Les chasseurs avaient tenu à les accompagner jusqu’au tunnel.

    « Merci encore pour votre aide, dit le chef.
    — C’est nous qui devons vous remercier de nous avoir accueilli et prêté Marglah.
    — À partir d’ici commence le tunnel de Taharqa. Soyez très prudents à l’intérieur.
    — J’ai promis d’emmener mademoiselle à sa destination, ne vous en faîtes pas. »

    « Et moi je compte pour du beurre ? » pensa Liesel. Laissant les autres discuter, il s’avança vers l’entrée du tunnel et vit que de l’autre côté du petit couloir se trouvait un grand passage, baigné de la lumière du soleil. Il s’agissait d’une gigantesque grotte, trouée de tous les côtés, l’endroit parfait pour des créatures sauvages.

       S’enfoncer dans le danger


    ♦️
      Le Tunnel de Taharqa


    Ils entrèrent en saluant les chasseurs qui rentraient au village. Ils étaient désormais à nouveau seuls et livrés à eux-mêmes. Liesel ne pouvait s’empêcher d’angoisser et tenait fermement sa dague, son seul moyen de se défendre. Alkael était également méfiante, probablement car son maître l’était.

    « C’est un point de non-retour. De l’autre côté, les Plateaux Décharnés. Nous ne pourrons dormir ni ici, ni là-bas. Rassurez-vous, j’ai emporté du village quelques remontants, sourit Amadeus à sa partenaire. Nous ne pourrons pas nous reposer avant d’avoir atteint le Temple de Nahkrankh.
    — J’espère juste que rien ne nous tombera sur la figure. »

    L’albinos se concentrait plutôt sur le tunnel et sa ressemblance avec les gorges de Weißzähne, le passage menant chez son oncle. Le même genre d’ambiance pesante. Il se revit combattre les loups avec Alkael et sourit. C’était au tout début…

    Le bruit des pas qui s’étaient synchronisés était le seul élément sonore avec le vent qui sifflait en passant dans les cavités lumineuses. Contrairement à la Vallée des Arches et sa vie foisonnante, cet endroit était lugubre et créait un sentiment de solitude de par sa grandeur.

    Liesel sursauta, Alkael aboya. Plusieurs feuilles partirent inutilement vers un rocher.


    « Eh, calme toi, il ne va rien nous arriver.
    — J’ai vu quelque chose, j’en suis sûr !
    — Ce n’est pas impossible, on dit que les voyageurs imprudents ne ressortent pas de ce tunnel. Restons sur nos gardes, mais inutile de paniquer. »

    La troupe prit alors une formation plus sérieuse : il fallait surveiller les alentours. Yolagaar partit de lui-même pour observer la suite, slalomant entre les ouvertures béantes qui surplombaient les mages. N’importe quel monstre pouvait venir de n’importe où.

    Après quelques minutes, l’attention s’était relâchée, mais elle revint au maximum quand le cri du rapace résonna et qu’il revint comme un éclair vers sa maîtresse. Elle put voir ses ailes battre et son bec s’entrouvrir. Elle put entendre le coup de fusil et la balle le perforer. Il chuta.


    « YOLAGAAR ! hurla la pyromancienne en se ruant vers lui, suivie par Alkael.
    — Ca, ce n’est pas animal, grogna Liesel.
    — C’est un piège ! »

    Elle ramassa son allié, toujours en vie mais blessé. Une toile tomba du ciel et la rouquine fut plaquée au sol, prisonnière. Alkael essaya de la libérer avec ses crocs enflammés.

    Liesel se précipita, quand un fusil apparut dans le coin de son œil. D’un mouvement, il para la première balle avec Khamsin, mais ne fut assurément pas assez agile pour se défendre des deux autres qui se logèrent dans son épaule et son bras.

    Amadeus, immobile, chargeait son sort, un grand oiseau qui balayerait tout la zone, mais le poignard logé dans son omoplate le fit tomber. Seule Alkael restait, entourée par les embusqués qui se révélaient un à un. Une fléchette soporifique la fit à son tour sombrer.

    La dernière chose qu’Amadeus entendit fut une voix, celle d’un homme disant : « mpf, gagné. »


    ---


       Capturés.


    « Vous allez me le payer ! Vous ne vous en sortirez pas vivant ! Aucun de vous ! Je vais tous vous tuer ! »

    Ces mots, Liesel les entendit à travers son demi-sommeil. Ils furent suivis d’un bruit de porte métallique. C’était Amadeus. Qu’est-ce qui avait bien pu arriver pour qu’il sorte de ses gonds comme cela, se demanda-t-il. Il n’essaya toujours pas d’ouvrir les paupières. Il était bien là, allongé sur le sol, la roche tiède et confortable. Mais quelque chose vint interrompre son doux sommeil : son épaule et son bras endoloris, les mêmes que la vouivre avait griffés.

    Il poussa quelques gémissements puis vit le visage dédaigneux d’Amadeus. Les yeux du garçon parcourent la petite pièce dans laquelle ils étaient enfermés. La seule ouverture était une porte en fer qui donnait sur l’extérieur.


    « On… on est où ? demanda-t-il presque de façon rhétorique, en s’étonnant de constater ses blessures déjà pansées.
    — Un camp militaire tenu par des soldats de Bellum. Désolé de vous avoir entraînés là-dedans, fit-il en faisant crisser ses dents.
    — Où est Ysaline ?
    — Avec les travailleurs. Je ne sais pas ce qu’est devenu l’oiseau. Quant à ton chien, je pense qu’ils vont la dresser. »

    Le soleil tapait sur le cabanon, laissant les deux garçons dans une atmosphère bouillante propice à la frustration. Amadeus y semblait très réceptif, car il frottait son poing contre sa main, frénétiquement, les yeux dans le vide.

    « Pourquoi vous dites que c’est de votre faute ?
    — Ma tête est mise à prix. Mon père est un traitre. Il travaillait pour Bellum, mais vendait des armes à Desierto. Quand ils l’ont abattu, j’ai repris ses affaires.
    — Je suis désolé pour votre père… J’imagine que la mienne l’est aussi, répondit le garçon, j’ai pas mal aidé Mivard pendant la libération. Il a décidé d’effacer mes traces pour me protéger, mais si je ne suis pas avec les travailleurs, c’est qu’ils ont dû découvrir ce que j’avais fait.
    — Tu t’es battu contre Bellum !? »

    Le noble s’immobilisa et plongea ses iris dans ceux de l’albinos, comme s’il réalisait enfin sa présence, son individualité. À partir de cet instant, Liesel n’était plus à ses yeux l’ami roturier de sa future conquête, mais une personne qui avait affronté Bellum, une personne digne de confiance. Son attitude changea, par des signes très discrets que le garçon put percevoir. C’était la première fois qu’il le regardait dans les yeux depuis leur rencontre.

    « Je vois. Je t’ai sous-estimé, Liesel, avoua Amadeus à contrecœur.
    — P-Pas de problème… » répondit-il, déstabilisé.

    Pour Liesel aussi ce fut une prise de conscience. Cet homme à qui il vouait une bête jalousie se révéla finalement avoir une histoire et des objectifs, chose qu’il avait refusé d’imaginer jusqu’alors. Sa rancœur inutile s’estompa, désormais ils auraient des rapports cordiaux.

    « Liesel, acceptes-tu de prendre les armes une nouvelle fois ? Nous devons nous échapper. J’ai besoin de la source du feu…
    — Je n’ai plus de magie, plus d’armes… Je ne suis d’aucune utilité. Ah si, je peux leur jeter des dictionnaires…
    — Ysaline m’a expliqué pour tes pouvoirs et ce que tu en fais d’habitude. Mais je t’ai vu faire hier, tu peux toujours faire voler les feuilles.
    — Et alors ? Je ne peux pas me battre.
    — La jeunesse se perd donc bel et bien, fit–il en levant les yeux d’un air hautain. Ils nous ont pris nos affaires, reprit-il, ce qui comprend toutes les feuilles qu’Ysaline et toi transportiez, ainsi que les livres que Mivard m’avait confiés. En toute logique, tout doit se trouver au même endroit.
    — Une diversion…
    — On y arrive… » souffla-t-il en se levant.

    Il observa à travers les barreaux la géographie du campement. Il repéra la plus grande tente, là où tout devait se trouver.

    ♦️
      Le Camp de Nahkti


    « Question, fit Liesel, une fois dehors, lorsque tout le campement voudra notre peau, on fait quoi ?
    — Avec ton papier, nous allons déjà mettre le feu à tous les bâtiments. Nous profiterons de la panique pour s’échapper, libérer Ysaline, ainsi que ta chienne, puis nous fuirons.
    — Je vois… J’attends votre signal, donc. »

    Liesel ferma les yeux et sentit l’air vibrer autour de lui. Il sondait les alentours, pour capter l’attention du papier. Tout était bel et bien dans la tente. Il ne restait qu’à attendre le bon moment…

    ---


    « Yolagaar… »

    La rouquine fixait sans cesse son bracelet ébréché, le sceau du dresseur. Au contact de sa maîtresse, l’oiseau de feu s’était transformé pour ne pas succomber à ses blessures, mais le bijou fissuré témoignait de sa fragilité.

    « Par pitié, dis-moi que tu m’entends… Je vais nous sortir de là et je trouverai un moyen de te soigner. »

    Elle entendit le fouet claquer et cacha précipitamment le bracelet sur elle, là où personne n’oserait poser ses mains. Il fallait qu’elle se remette au travail, sinon elle serait abattue. Les esclaves inutiles n’étaient bons qu’à mourir. La dernière tempête avait saccagé la clôture sud et il fallait qu’elle soit réparée au plus vite.

    La première chose qu’avait remarquée Ysaline était les murs en bois. Elle n’attendait qu’une chose : tout faire exploser. Malheureusement, l’énorme collier qui l’étranglait presque empêchait toute utilisation de la magie. Il fallait qu’elle libère ses camarades.


    ---


    « S’ils touchent à un seul cheveu d’Ysaline…
    — Elle doit rester en vie.
    — Pourquoi nous accompagner ? Nous voulons aussi la source, vous devriez nous considérer comme rivaux. Alors pourquoi nous aider ?
    — Si c’était le cas, je me contenterai de vous trahir une fois l’objectif atteint. Mais j’ai un but précis. Je n’en aurais pas pour longtemps, et quand j’aurais fini, elle sera à vous.
    — Alors soyez clairs dès le départ avec nous…
    — Je ne veux pas que l’on m’en empêche. Car c’est si vous vous mettez en travers de mon chemin que je n’aurais aucune pitié. »

    Quelque chose brûlait au creux de son regard, quelque chose de sombre, que Liesel voulait connaître. Il se demanda si Amadeus était une bonne personne ou un de ces indignes qui ne méritaient pas le Nouveau Monde. S’il n’était pas digne, alors il le tuerait, comme tous les autres.

    Il commencerait par ceux qui le retenaient prisonnier.

    Mais comment ? Quand reviendraient ses pouvoirs ?


    « Toi aussi tu as ce regard. Celui de vouloir améliorer les choses et de devoir pour cela prendre des décisions difficiles. J’espère que nos objectifs coïncideront lorsque nous y seront, Liesel.
    — Moi aussi. »

    La pièce s’était chargée d’un silence gênant. Les deux garçons faisaient mine de s’ignorer mais réfléchissaient attentivement aux intentions de l’autre. Il leur fallait sortir d’ici avant qu’ils ne commencent à se détester à nouveau.

    « Il faut qu’Ysaline provoque quelque chose…
    — J’y travaille. »

    Ils sursautèrent en constant la silhouette de la pyromancienne de l’autre côté de la porte.

    « Garde assommé, clé volée. Relève dans trois minutes, vite. Les affaires sont dans la tente, je m’occupe de la diversion si vous brisez ce collier super lourd. »

       Évasion !


    « Elle libère les prisonniers !
    — Merde ! »

    L’albinos poussa son amie sur le côté tout en bloquant avec ses poignets la lance qui devait s’abattre sur elle. Ysaline glissa derrière l’ennemi pour l’étrangler avec ses menottes. Pris de cours, le soldat se tourna en tenant fermement son arme, que Liesel n’avait pas lâchée pour autant. Un autre homme arriva et usant de la force de l’adversaire, le garçon put diriger l’arme du premier dans la poitrine du second.

    « Récupérez les affaires, je m’occupe d’eux ! À mon père… »

    De grandes flammes noires entourèrent les vêtements flottant du noble, dont les yeux parurent encore plus vifs. Un horrible cri de corbeau s’échappa du corps intangible du fantôme qu’il venait de créer.

    Dans la tente, le duo prenait les sacs, mais Ysaline eut tout juste le temps de crier le nom de son ami quand un des soldats se rua vers lui. Une chienne blanche apparut de nulle part pour dévorer le poignet de l’homme avec ses crocs gelés.


    « Alkael ! C’est bon, j’ai tout, on y va, dit-il en brisant le dispositif qui scellait la magie d’Ysaline. Tant qu’à faire, je prends ça. »

    En assommant le soldat déjà paniqué, il put récupérer son arc et son carquois avant de sortir. Amadeus paraissait calme, entouré d’un nuage de plumes. Il suffisait de voir les volutes noires danser autour de lui pour ressentir l’envie de s’enfuir et c’était précisément ce que faisaient certains soldats.

    « Rémiges de la corneille ! »

    Un oiseau noir apparut depuis l’œil du mage et partit à la poursuite de l’homme le plus effrayé, il plongea sur sa peau et laissa pour seule marque un tatouage de plume qui s’illumina vivement. Les innombrables fléchettes immatérielles qui tourbillonnaient autour d’Amadeus s’envolèrent subitement, la pointe en avant, et perforèrent virtuellement leur cible, qui succomba aussitôt.

    Ysaline comprit qu’elle avait des progrès à faire.


    « Attention ! »

    Liesel vit l’artilleur en hauteur qui tenait en joue le mage et jeta son sac en sa direction. Celui-ci s’ouvrit et une nuée de feuille entoura le tireur qui toucha à côté. Liesel banda son arc et se souvint des leçons de son oncle. Il décocha une flèche qui rata sa cible, Ysaline suivit avec un oiseau perforant, en visant mieux.

    « Ils sont trop nombreux ! Il faut qu’on s’en aille !
    — Liesel, ton papier ! »

    Ce qui restait du sac utilisé pour aveugler l’archer revint au centre du camp et prit aussitôt feu. Liesel ordonna à ses feuilles de se disperser pour enflammer les bâtiments et occuper les soldats. Ils purent profiter de cette diversion pour s’enfuir ; Amadeus resta pourtant.

    Il continuait ses attaques vers les adversaires, mettant le groupe encore plus en danger qu’autre chose. Liesel remarqua son regard et comprit son désir de vengeance.


    « Amadeus, je sais pour ton père, mais nous devons partir ! Ils sont trop nombreux ! »

    Il esquiva une balle de justesse en se tournant.

    « Khamsin ! »

    L’abinos se déplaça tel le vent, suivi d’une lumière émeraude et tua les trois artilleurs à quelques mètres, puis décocha aussitôt une flèche en direction du dernier derrière lui. Il s’étonna lui-même d’avoir réussi.

    « Yolagaar, je ne vais pas les laisser te faire du mal !

    Ysaline écarta les bras, invoquant à leurs extrémités deux oiseaux qui tourbillonnèrent en cœur autour de la morsure enflammée qu’Alkael venait d’infliger à l’un des archers.

    « Ils sont combien au juste !? Il faut qu’on s’en aille ! »

    Comme répondant à l’appel du destin, Marglah jusqu’alors disparue surgit d’un rocher, dévorant avec fureur l’un des soldats. Le regard louchant, elle fila comme un éclair pour percuter Amadeus qui tomba inconscient sur son dos. Le duo en profita pour la suivre alors qu’elle s’engouffrait à nouveau dans le tunnel.

    « J’étais loin de me douter qu’elle serait si utile !
    — Ils nous suivent !
    — J’ai une idée, mais il va falloir me porter parce que je ne vais pas supporter une charge magique pareille…
    — Marglah est là pour ça ! »

    Ysaline avait très bien senti le vent qui venait du nord, exactement la direction qu’ils devaient prendre. Derrière eux, une vingtaine de soldats leur couraient après.

    Elle grimpa sur le lézard avec Liesel et dessina un cercle magique vertical large de plusieurs mètres. Plusieurs de leurs poursuivants s’arrêtèrent.


    « Yolagaar, je ne vais pas t’abandonner… »

    Elle fronça les sourcils et lâcha un cri. La lumière orangée qui apparut n’était rien par rapport au hurlement terrible du rapace géant qui prenait toute la largeur du tunnel.

    Une explosion retentit, résonnant contre les parois sans s’arrêter. Liesel dressa un plafond blanc pour ne pas crouler sous l’éboulement, usant de toute son énergie pour le maintenir en place plusieurs secondes. Son papier tombait avec les rochers, ne les retenant qu’un temps trop court.


    Marglah s’arrêta tout à coup.

    « C’est pas le moment ! »

    Il y eut un bruit extrêmement désagréable, celui d’une myriade d’ongles lacérant un tableau noir. Le sahaguin prit une grande inspiration et ses yeux s’illuminèrent d’un rouge carmin. Tout à coup, Marglah repartit, fulgurante et tonitruante, faisant vibrer le sol à chacun de ses pas, laissant sa langue traîner par terre dans un bruit de bave des plus répugnant. Elle filait à une allure incroyablement frénétique. Liesel avait tout juste eu le temps d’attraper Alkael et de grimper sur son dos qu’ils étaient déjà à plusieurs dizaines de mètres de l’éboulement.

    Aveuglée par son strabisme, Marglah ne vit pas le virage et fonça dans le mur. Au moins étaient-ils vivants…


    L’arc de Liesel, tout à fait vernaculaire:

    Bonus, un dessin moche:


    Fiche de RP (c) Miss Yellow

    Revenir en haut Aller en bas



    Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut




    - Sujets similaires